Colombes : le variant sud-africain fait fermer quatre classes au collège Gay-Lussac

Après deux classes de 4e et 3e, ce sont deux 6e de ce collège qui sont à l’isolement pour une semaine. Plusieurs élèves sont cas contacts à cette mutation du coronavirus.

 Plusieurs élèves du collège Gay-Lussac sont cas contact au variant sud-africain.
Plusieurs élèves du collège Gay-Lussac sont cas contact au variant sud-africain. LP/Adeline Daboval

C'est une nouvelle fois le variant sud-africain qui suscite l'émoi à Colombes. Après le groupe scolaire Jeanne-d'Arc, il y a une dizaine de jours, c'est au tour du collège Gay-Lussac d'être chamboulé par plusieurs cas contacts à cette mutation du coronavirus.

Depuis ce lundi, deux classes de 6e ont été fermées. Ce sont donc un peu moins de 120 élèves qui se retrouvent privés de cours. Pas question pour eux de mettre les pieds à Gay-Lussac avant le 1er février.

Et comme si un triste roulement état mis en place, ce mardi, les élèves de deux classes, une de 4e et une de 3e vont revenir au collège : en raison de cas suspects, ils avaient été placés à l'isolement le lundi 18 janvier pour une semaine complète.

Un dépistage organisé mercredi

En fin d'après-midi, ce lundi, les réunions se sont succédé afin d'organiser un éventuel dépistage global. Finalement, la mairie a acté la tenue d'une telle opération mercredi, dans un lieu qui reste à déterminer.

Après la découverte d'un cas de variant sud-africain à Jeanne-d'Arc, pareil dépistage avait été mené pendant trois jours dans le gymnase Maintenon. Moins de cinq cas de Covid et aucun cas de variant n'avaient été détectés sur près de 2000 tests.

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Les premières bribes d'infirmation ont commencé à circuler vendredi soir. Mais c'est surtout dimanche que les portables et les groupes de discussions de parents ont chauffé.

«Beaucoup de parents nous demandent où on en est»

« On aimerait avoir des données précises. Beaucoup de parents nous demandent où on en est, dépeint Myriam, de la FCPE. On voudrait de la transparence, de la pédagogie et de la psychologie. Une classe de 4e a déjà été isolée en septembre. A chaque fois, on se demande qui est Covid, qui a croisé la personne en question… On ne veut pas nous alarmer mais ce manque d'infos a l'effet inverse, il provoque des rumeurs et suscite l'inquiétude. On jongle avec tout cela. »

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La FCPE soulève une autre difficulté propre à Gay-Lussac : « ailleurs, chaque classe reste dans la même salle, pas ici. Il y a beaucoup de mouvements et de gens qui se croisent dans le collège. Comment, dans ces conditions, faire respecter le protocole sanitaire ? »