Clichy : après un plongeon dans la Seine pour l’un d’eux, quatre jeunes interpellés pour trafic de gaz hilarant

Le jeune, qui tentait de fuir, a fini par se rendre en revenant de lui-même à la nage. Près de 600 petites bonbonnes de 8 grammes et 16 bonbonnes de trois litres ont été retrouvées dans leur véhicule, dans la nuit de mercredi à jeudi.

 Illustration. Les jeunes ont été interpellés en possession de ballons, de près de 600 petites bonbonnes de 8 grammes et de 16 bonbonnes de trois litres, de protoxyde d’azote.
Illustration. Les jeunes ont été interpellés en possession de ballons, de près de 600 petites bonbonnes de 8 grammes et de 16 bonbonnes de trois litres, de protoxyde d’azote. LP/C.B.

C'est la quatrième affaire du genre en une semaine. Les policiers des Hauts-de-Seine ont procédé à de nouvelles interpellations pour trafic de produits psychotropes.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 1 heure du matin, la brigade anticriminalité du département a procédé à l'arrestation de quatre hommes âgés de 20 à 27 ans, à Clichy. Ils ont été trouvés en possession de ballons, de près de 600 petites bonbonnes de 8 grammes et de 16 bonbonnes de trois litres de protoxyde d'azote.

Au moment de leur interpellation, l'un des quatre individus a pris la fuite et s'est jeté dans la Seine, au niveau du quai de Clichy. Avant de sauter, il s'était débarrassé de 300 euros en espèce. Transi de froid, le jeune homme a fini par revenir à la nage pour se laisser interpeller. Le matériel a, lui, été trouvé dans leur véhicule.

Ces jeunes originaires de Paris, Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) et de Suisse étaient toujours en garde à vue, ce jeudi après-midi.

Un gaz dangereux

Mercredi, deux jeunes de 20 et 25 ans avaient écopé de trois et six mois de prison pour la vente de protoxyde d'azote, à Villeneuve-la-Garenne. C'est la première fois que le tribunal de Nanterre avait à juger ce type d'affaires.

Jeudi dernier, un autre jeune homme de Villeneuve avait été arrêté au volant de sa voiture, en train de transporter du gaz hilarant. Lui s'est vu remettre une convocation pour être jugé par le tribunal correctionnel dans quelques mois.

Le week-end suivant, les policiers avaient mis la main sur un entrepôt de bonbonnes, à Asnières. Une femme et un homme avaient été mis en examen pour « trafic de substance psychotrope », mais aussi « blanchiment et association de malfaiteurs ».

Le trafic de bonbonnes de protoxyde d'azote vendues dans le commerce est considéré comme une infraction, à partir du moment où il est utilisé comme médicament pour ses propriétés anesthésiantes et analgésiques. Très prisé chez les jeunes qui l'utilisent comme gaz hilarant, il fait de nombreux ravages depuis plusieurs mois.