Violences du 1er mai 2018 : le parquet requiert un procès contre d’Alexandre Benalla

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Elysée doit désormais attendre que les juges d’instruction décident, ou non, de le faire comparaître au tribunal correctionnel.

 Archives. Alexandre Benalla, l’ancien conseiller à l’Elysée du président Macron pourrait être jugé en correctionnelle notamment pour violences volontaires.
Archives. Alexandre Benalla, l’ancien conseiller à l’Elysée du président Macron pourrait être jugé en correctionnelle notamment pour violences volontaires. LP/Olivier Corsan

Une nouvelle comparution au tribunal pour Alexandre Benalla? Après avoir été renvoyé, fin janvier, en correctionnelle pour l'affaire des passeports, le parquet de Paris a confirmé, ce mardi, que l'ex chargé de mission à l'Elysée, pourrait être jugé pour violences volontaires, immixtion sans titre dans l'exercice d'une fonction publique ou encore port d'arme non-autorisé.

Dans son réquisitoire définitif, le parquet demande un procès en correctionnelle pour quatre personnes dont Alexandre Benalla, âgé aujourd'hui de 29 ans. C'est désormais aux juges d'instruction qu'appartient la décision finale de la tenue d'un procès ou non.

Au cours de la manifestation du 1er mai 2018, Alexandre Benalla, alors collaborateur d'Emmanuel Macron, et Vincent Crase, salarié du parti La République En Marche, sont accusés d'avoir commis plusieurs violences contre des manifestants place de la Contrescarpe dans le Ve arrondissement de Paris.

Benalla et Crase, poursuivis pour les mêmes raisons, contestent les violences, estimant avoir aidé les forces de l'ordre à interpeller des manifestants qui leur jetaient des projectiles.

Visé par quatre autres enquêtes

Des images de ces supposées violences avaient ensuite été diffusées, mettant en difficulté Emmanuel Macron dans sa première partie de mandat.

Sur cette vidéo, on voyait un homme en sweat à capuche, coiffé d'un casque de policier, s'en prenant brutalement à un jeune manifestant interpellé par les CRS. On le voit traîner le jeune homme au sol, le saisir violemment au cou et le frapper à plusieurs reprises. Il pourrait s'agir de celui qui était alors employé de l'Elysée.

Deux anciens hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, impliqués dans la remise des images des incidents de la place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, font également l'objet de réquisitions de renvoi, notamment pour « violation du secret professionnel ». Cinq manifestants se sont portés parties civiles dans ce dossier.

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À noter qu'il y a une dizaine de jours, dans le dossier des passeports, le parquet, qui demandait un procès, avait été entendu. Il devra s'expliquer pour « faux » et « usage de faux » et « usage public et sans droit de documents justifiant d'une qualité professionnelle » au terme de l'enquête sur ses passeports diplomatiques et de service.

Outre ce dossier, il est encore visé par quatre autres enquêtes judiciaires.

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