Viol présumé à Sciences-po Toulouse : un homme en garde à vue

Juliette, la plaignante, est à l’origine du mouvement de dénonciation dans les IEP. Entendue le 6 février dernier, elle a dénoncé son agresseur présumé.

Viol présumé à Sciences-po Toulouse : un homme en garde à vue

Un ex-étudiant de Sciences-po Toulouse était en garde à vue vendredi en fin de journée dans le cadre d’une enquête préliminaire pour viol ouverte après qu’une ancienne étudiante a dénoncé les faits, donnant lieu à une immense vague de dénonciation des violences sexuelles dans les Instituts d’études politiques (IEP).

Selon La Dépêche du midi, la plaignante a été entendue par la police le 6 février et a pu donner une description du mis en cause. Juliette aurait donné l’identité du jeune homme de 22 ans qui, selon ses déclarations, l’a agressée lors d’une soirée.

Vaste mouvement de dénonciation

Il y a quasiment un an, déjà sur les réseaux sociaux, des dizaines d’étudiantes de différentes promotions de la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume avaient dénoncé les agressions et le harcèlement sexuel qu’elles avaient subi. Cette courageuse prise de parole semblait s’être arrêtée là jusqu’à ce que la déflagration de l’affaire Duhamel ne provoque un séisme. Depuis une semaine, les prestigieux IEP sont touchés par une nouvelle vague de témoignages faisant état de violences sexuelles, résumée sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #SciencesPorcs.

Mardi, Olivier Brossard, le directeur de l’IEP de Toulouse a, lors d’une conférence de presse, livré les « faits (qui) remontent à septembre 2018, dans le contexte d’une soirée d’intégration ». Fin décembre, la victime est venue voir le responsable de Sciences-po Toulouse et a donné son identité. Le jeune homme avait été interdit de séjour dans l’enceinte de l’établissement. Elle a alors été prise en charge et « nous l’avons incitée à nous donner le nom de l’agresseur et un témoignage écrit », a-t-il encore indiqué. À Grenoble, le procureur Eric Vaillant a pour sa part affirmé avoir ouvert des enquêtes après avoir reçu « deux signalements d’agression sexuelle par la direction de Sciences-po Grenoble les 25 janvier et 8 février. »