Vienne : chasse à l’homme après l’agression sexuelle d’une fillette

Une enfant de 9 ans a été brièvement enlevée, puis violée dans son village de la Vienne dimanche avant d’être relâchée. L’auteur de l’agression est en fuite.

 Près d’une centaine de gendarmes a été mobilisée dans la Vienne pour effectuer des contrôles routiers et retrouver la trace de l’agresseur. (Illustration)
Près d’une centaine de gendarmes a été mobilisée dans la Vienne pour effectuer des contrôles routiers et retrouver la trace de l’agresseur. (Illustration) LP / Arnaud Journois

« La jeune fille a subi une agression sexuelle avant d'être relâchée », confirme Michel Garrandaux, le procureur de la République de Poitiers, dans la Vienne. Dimanche, vers 12h45, une enfant de 9 ans a été enlevée au cœur d'une zone pavillonnaire de Villiers, un village de 900 habitants situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Poitiers. Elle aurait été libérée par son agresseur moins d'une heure plus tard après avoir été « violée », selon des informations de France 3 Nouvelle Aquitaine qui a révélé l'affaire. Le suspect, lui, a pris la fuite et se trouve depuis activement recherché.

Dès dimanche après-midi, le plan Epervier a été déclenché dans le département. Près d'une centaine de gendarmes a été mobilisée pour effectuer des contrôles routiers. Des opérations similaires ont été conduites ce lundi. Plusieurs centaines de gendarmes ont également été placés en alerte dans trois départements : la Vienne, les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire. L'enquête, elle, a été confiée à la Section de recherche de Poitiers épaulée par des enquêteurs de la police judiciaire.

«Toute la commune est sous le choc»

Selon nos informations, cette élève de CM1 scolarisée à Villiers allait visiblement acheter du pain à la supérette du village lorsqu'elle a été enlevée. Des voisins de la famille auraient entendu des cris. Les parents de la victime auraient alors rapidement donné l'alerte et contacté la gendarmerie. La fillette, qui a regagné seule le domicile familial à 13h15, présenterait des traces de coups au visage et aurait immédiatement témoigné de violences à caractère sexuel.

« L'enfant est rentrée chez elle en courant », relate Joël Doret, le maire de Villiers qui a, dimanche, écourté un séjour pour rentrer en urgence dans son village. « Ici, tout le monde se connaît… Toute la commune est sous le choc. C'est une famille sans histoire. La municipalité sera à ses côtés », souffle l'élu affecté par ce drame.

Selon le quotidien La Nouvelle République, la victime aurait été abordée par un homme au volant d'une Citroën C3 de couleur grise. Des précisions que ne confirme pas le parquet de Poitiers, extrêmement discret sur le déroulement des faits et le dispositif de recherche mis en place. La jeune fille et ses proches ont été conduits au CHU de Poitiers. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place dès ce lundi matin au sein de son école. « A destination des personnels comme des élèves. Elle restera en place aussi longtemps que nécessaire », affirme le rectorat de l'académie de Poitiers.