Alpes-Maritimes : ils découvrent leur maison de vacances squattée par une famille d’inconnus

Une famille avait changé les serrures et s’était installée à Théoule-sur-Mer dans la maison du couple de septuagénaires, qui a dû dormir dans sa voiture.

 Les gendarmes ont tenté d’expulser la famille de squatteurs, avant de se raviser (Illustration).
Les gendarmes ont tenté d’expulser la famille de squatteurs, avant de se raviser (Illustration). LP/Arnaud Journois

L'arrivée sur le lieu de vacances, qui rime habituellement avec allégresse, a pris des allures d'un interminable cauchemar pour Henri Kaloustian et son épouse. Le Lyonnais de 75 ans a retrouvé sa petite maison secondaire de Théoule-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, occupée par une famille d'inconnus, a-t-il raconté auprès du quotidien Var Matin. Et cela fait quinze jours qu'il subit, impuissant, la situation.

Mi-août, après avoir parcouru avec son épouse les près de 450 km qui le séparent de son lieu de villégiature, l'homme veut entrer dans sa villa. Mais sa clé peine à entrer dans la serrure, qui a été changée... et c'est finalement un homme et une femme qu'il n'a jamais vus qui lui ouvrent la porte.

Ils ont pris possession des lieux avec leurs deux enfants en bas âge, selon le septuagénaire, qui précise que l'occupante est enceinte. Face à la colère du propriétaire, ces derniers auraient assuré avoir récupéré les clés du domicile, sans dévoiler par qui, car ils n'avaient plus de lieu où dormir. « C'est une violation de domicile, je veux que vous me rendiez ma maison… », aurait tonné le Lyonnais. En vain.

«J'ai dormi dans ma voiture en face de la maison »

Après une dizaine de minutes d'une houleuse conversation, la famille indésirable lui aurait clamé qu'il fallait désormais attendre une décision de justice. Ayant occupé les lieux depuis plus de 48 heures, ils sont protégés d'une expulsion immédiate, comme le décrète la loi. Après avoir menacé de recourir à la force, Henri Kaloustian et son épouse tournent donc les talons, dépités et sans savoir où ils vont passer la nuit. « Le premier soir, j'ai dormi dans ma voiture en face de la maison en les regardant dîner sur la terrasse… », assure-t-il auprès du quotidien.

Le couple a ensuite multiplié les courriers aux autorités, notamment la mairie, sans se voir proposer de solution. Une tentative de reprise en main de la maison a été tentée mardi, alors que les squatteurs étaient partis. Les gendarmes ont été dépêchés sur place, ainsi que des policiers municipaux, un serrurier et des agents de la mairie, mais cet essai a vite été avorté, rapporte Var Matin. Les gendarmes ont reçu finalement ordre de patienter jusqu'à ce qu'une décision de justice ne vienne trancher cette situation, qui devra être constatée par huissier. Le couple a en effet déposé une plainte et attend que le procureur de la République ne s'empare de la situation.

« Je repars pour Lyon. Il est hors de question que je dorme à l'hôtel ou dans ma voiture comme précédemment, nous reprenons la route », rage le propriétaire. Son avocat, sollicité par le quotidien local, est inquiet. « Malheureusement, tout ceci peut durer. Ce qui est vraiment terrible dans la mesure où nous avons ici un couple âgé et fragile. Et en face, des squatteurs qui connaissent bien leur sujet. », a-t-il déploré.