Val-d’Oise : l’un des policiers attaqués à Herblay toujours dans le coma

Deux policiers avaient été roués de coups et blessés par balles mercredi soir. L’état du plus grièvement touché, toujours dans le coma, reste « grave ».

 Herblay (Val-d’Oise), le 8 octobre. Des policiers sur les lieux de l’agression de leurs collègues.
Herblay (Val-d’Oise), le 8 octobre. Des policiers sur les lieux de l’agression de leurs collègues.  LP/Frédéric Naizot

Le pronostic vital du policier le plus grièvement blessé lors d'une violente agression, mercredi soir dans le Val-d'Oise à Herblay, n'est plus engagé mais son état reste « grave », a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête. Au sein de la PJ de Cergy où la victime était en poste, ses collègues se montrent extrêmement prudents, soulignant que le jeune policier de 30 ans n'était toujours pas sorti du coma dans lequel il est plongé depuis les faits. Ils s'inquiétaient d'éventuelles séquelles au cerveau du fait de la fracture du crâne subie lors de l'agression.

L'un des trois suspects de cette attaque au cours de laquelle deux enquêteurs de la police judiciaire de Cergy-Pontoise ont été roués de coups et ciblés par des tirs à bout portant était toujours en garde à vue lundi, selon cette source. Selon le parquet de Pontoise, cette garde à vue doit prendre fin ce mardi matin avant un probable défèrement devant la justice.

Cet homme de 28 ans s'est rendu vendredi à la police à Versailles. Il affirme avoir été sur les lieux de l'agression avec deux autres hommes très alcoolisés qui se seraient déchaînés sur les deux fonctionnaires, selon son avocat, Joseph Cohen-Sabban.

Ces derniers étaient toujours activement recherchés lundi, selon une source policière.

Membres de la police judiciaire de Cergy-Pontoise, appartenant au groupe de répression du banditisme, les deux victimes, âgées de 30 et 45 ans, « ont été prises par surprise » alors qu'elles se trouvaient dans une voiture banalisée « en surveillance dans une zone industrielle d'Herblay » mercredi autour de 22h30, avait décrit le parquet de Pontoise. Il s'agissait d'une première vérification après avoir été saisi d'une enquête pour une tentative d'enlèvement le matin-même..

Castex : « Nous serons intraitables »

Le policier le plus grièvement blessé a été touché à la jambe et au scrotum. Il souffrait aussi d'une fracture au crâne et l'artère fémorale a été atteinte par un tir. Inconscient à l'arrivée des secours, il avait été transporté à l'hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine) puis le lendemain à l'hôpital Bichat à Paris (XVIIIe) pour subir une opération.

« Ils ont été massacrés », avait réagi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Il a annoncé que les syndicats policiers seraient reçus par le chef de l'Etat jeudi.

« Quand on voit un commissariat attaqué (NDLR : à Champigny-sur-Marne) et deux policiers sauvagement agressés, on se dit que c'est l'Etat et la République qui sont pris pour cibles », a déclaré Jean Castex ce lundi matin sur France Info. « Nous serons intraitables », a-t-il promis.

A Cergy, une cinquantaine de policiers du Val-d'Oise dont plusieurs de l'antenne de Cergy de la DRPJ Versailles à laquelle appartiennent les deux policiers blessés, se sont rassemblés devant l'hôtel de Police. Tous encore sous le choc de l'agression de leurs collègues.

VIDÉO. Herblay : deux policiers blessés par balle, leurs armes de service dérobées