Un policier blesse mortellement un conducteur après une course-poursuite entre Paris et Poissy

La BAC de Paris a suivi cet automobiliste pendant 25 km depuis la porte Maillot sur le périphérique, où il avait refusé un contrôle, à Poissy (Yvelines), dans la nuit de vendredi à samedi. L’un des policiers a ouvert le feu quand il lui a foncé dessus.

 Le conducteur, qui transportait trois passagers, avait une conduite erratique sur le périphérique parisien.
Le conducteur, qui transportait trois passagers, avait une conduite erratique sur le périphérique parisien. LP/Frédéric DUGIT

Un homme de 28 ans qui fuyait un contrôle routier à Paris a été tué dans la nuit de vendredi à samedi à Poissy (Yvelines) par le tir d'un policier alors qu'il lui fonçait dessus.

Entre 2 et 3 heures du matin, un équipage de la brigade anticriminalité (BAC) de Paris repère une voiture, une Clio, roulant de façon erratique sur le boulevard périphérique. Quatre hommes sont à bord. Les policiers essaient de les contrôler à la porte Maillot. Le conducteur refuse d'obtempérer et prend la fuite via la porte de Saint-Cloud par l'A13.

Les policiers de la BAC le prennent en chasse en direction des Yvelines. La voiture roule toujours à vive allure, elle n'emprunte aucune sortie pendant 25 km.

Deux passagers en garde à vue

Arrivé sur un parking dans le quartier où l'automobiliste immobilise sa voiture, l'un des trois policiers sort pour se placer devant le véhicule. C'est alors, selon une source policière, que le conducteur redémarre à vive allure, « mettant en danger le policier qui, au passage de la voiture, ouvre le feu et blesse mortellement le conducteur », selon le parquet.

Malgré les soins prodigués, selon une source policière, le conducteur est décédé.

Un passager est parvenu à prendre la fuite. Les deux autres, âgés de 29 et 33 ans et originaires des Yvelines comme la victime, ont été interpellés et placés en garde à vue.

Une enquête pour refus d'obtempérer et tentative d'homicide sur le policier a été confiée à la Sûreté départementale par le parquet de Versailles. Une autre enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), comme chaque fois qu'un policier ouvre le feu.