Un homme abattu après avoir tiré sur le GIGN en Savoie

Il n’aurait pas pris en compte les sommations des gendarmes et s’est avancé vers eux arme à la main, tuant un chien des forces de l’ordre.

 Le GIGN a riposté après avoir été pris pour cible par l’individu. (Illustration)
Le GIGN a riposté après avoir été pris pour cible par l’individu. (Illustration) LP/Matthieu de Martignac

Un homme de 44 ans a été tué lundi soir en Savoie par des gendarmes du GIGN. Ils ont été visés par les tirs de cette personne, connue pour des troubles psychiatriques, après une journée de tension, annonce ce mardi le procureur de Chambéry.

L'homme, « manifestement déséquilibré, en crise », s'était retranché chez lui, à Saint-François-de-Sales, près de Chambéry, et menaçait sa mère, a déclaré le procureur, Pierre-Yves Michau, confirmant une information de France Bleu Pays de Savoie.

Lundi, vers 10 heures, au lieu-dit La Magne, commune du massif des Bauges, les gendarmes sont appelés par les voisins inquiets de voir l'homme, né en 1976 à Genève (Suisse), sur son balcon avec une arme de poing, un Beretta. « Toute la journée », le quadragénaire va de sa cave au balcon, « menace de se supprimer, demande aux gendarmes de le flinguer et tient des propos incohérents », détaille le magistrat. Des renforts sont appelés, notamment des négociateurs, puis le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Il abat un chien avant de viser les militaires

« Comme il était toujours agité en fin d'après-midi, il a été décidé d'intervenir pour mettre en sécurité sa mère », présente sur place dans une habitation indépendante, a précisé le procureur. Selon son récit, le « forcené » a alors marché vers les gendarmes avec son arme à la main, ignorant les sommations d'usage des militaires. Ces derniers ont envoyé leur chien sur l'homme, qui a riposté en tuant le canidé. « C'est à ce moment-là qu'il se met à tirer sur les gendarmes » à plusieurs reprises, avant d'être abattu.

L'enquête a été confiée à l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) « pour s'assurer que les gendarmes ont bien fait usage de leurs armes dans les conditions légales », et ici « en état de légitime défense », une procédure « classique ». Les trois gendarmes auteurs des tirs sont entendus en garde à vue.

Le parquet a aussi saisi la section de recherche pour ouvrir une enquête pour tentative d'homicide sur les gendarmes. Aucun membre des forces de l'ordre n'a été blessé durant l'intervention, et aucune autre arme n'a été retrouvée chez le quadragénaire.