Seine-Saint-Denis : l’homme arrêté avec un cutter hospitalisé d’office

L’homme avait été interpellé près d’une école de Rosny-sous-Bois. Il tenait des propos menaçants, mais n’a pas cherché à s’en prendre aux enfants.

 L’individu a été interpellé, avant l’entrée en classe, aux alentours de 8 h 40 devant l’école élémentaire du Centre à Rosny-sous-Bois.
L’individu a été interpellé, avant l’entrée en classe, aux alentours de 8 h 40 devant l’école élémentaire du Centre à Rosny-sous-Bois. AFP/Fred Dufour

Un homme de 52 ans, interpellé vendredi matin armé d'un cutter devant une école élémentaire à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a finalement été hospitalisé d'office. Il avait été arrêté après avoir tenu des propos menaçants, a-t-on appris de sources concordantes. Il aurait lancé à la foule « Je vais vous découper », ajoute une source proche de l'enquête

Cet habitant de Saint-Denis a été interpellé, avant l'entrée en classe, aux alentours de 8 h 40 devant l'école élémentaire du Centre à Rosny-sous-Bois, a indiqué une source policière, précisant qu'il n'y avait aucun blessé.

Pas de propos à caractère terroriste

Il était monté sur un monument aux morts situé juste à côté de l'établissement scolaire, et « s'adressait à la foule indistinctement sur le monument aux morts », a indiqué le parquet de Bobigny. « Aucun propos à caractère terroriste n'a été proféré », a-t-il encore précisé.

« Ce monsieur se promenait sur la place en vociférant, en se lamentant sur la pauvreté en Afrique, il haranguait la foule mais pas spécialement les enfants, détaille le maire (LR) Jean-Paul Fauconnet. Il est monté sur le monument aux morts et quelqu'un a appelé la police car il parlait fort, il dérangeait. À aucun moment, il n'a menacé les enfants avec un cutter. »

Selon l'élu, la directrice a fait rentrer précipitamment les élèves de CM 1 et CM 2 au moment de l'arrivée des policiers. « La police a montré les armes et l'homme s'est laissé prendre tout de suite », poursuit Jean-Paul Fauconnet, qui décrit l'endroit où se sont déroulés les faits : « C'est une place d'un calme olympien avec une vie normale, des commerces autour. Les gens la traversent matin et soir pour aller prendre le RER. Ce n'est pas un lieu où il y a un manque de sécurité. »

La direction académique explique aussi que « la directrice a fait rentrer plus vite les élèves, dès qu'elle a vu qu'il se passait quelque chose d'anormal, afin qu'ils ne soient pas témoins de l'interpellation ». Selon l'Education nationale, « la psychologue qui a passé la matinée dans l'école n'a pas constaté d'émotion particulière » : « Certains enfants ont pu voir l'interpellation sans pour autant comprendre ce qu'il se passait. »

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C'est le cas du fils de cette habitante de Rosny : « Il a vu la police ce matin et cet après-midi devant son école. Il m'a dit qu'il avait eu un peu peur. On va parler et faire en sorte de le faire parler. » Cette maman tente tant bien que mal de préserver son enfant du climat ambiant. « Il a dix ans, c'est encore un enfant ! »

« Le sang-froid et le dynamisme des forces de l'ordre »

Jean-Paul Fauconnet « salue l'efficacité des forces de l'ordre et de notre système de vidéosurveillance qui ont permis son interpellation rapide ».

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a également salué « le sang-froid et le dynamisme des forces de l'ordre qui sont intervenues très rapidement pour interpeller un individu dangereux ».

Les établissements scolaires font l'objet d'une surveillance renforcée depuis l'assassinat de Samuel Paty le 16 octobre, à proximité de son collège à Conflans-Saint-Honorine (Yvelines) et la recrudescence de la menace terroriste en France.