Sarah Talib, djihadiste française présumée, arrêtée en Turquie

La jeune femme aurait cherché à « retourner en France », d’après l’agence de presse du gouvernement turc Anadolu.

Le 12 février, un djihadiste originaire de l’île française de La Réunion, parti fin 2014 en Syrie, a été mis en examen et écroué en France après son expulsion par la Turquie (Photo d'illustration).
Le 12 février, un djihadiste originaire de l’île française de La Réunion, parti fin 2014 en Syrie, a été mis en examen et écroué en France après son expulsion par la Turquie (Photo d'illustration). GIUSEPPE CACACE

Sarah Talib, une Française ayant rejoint les rangs du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a été arrêtée mardi en Turquie, a rapporté l’agence étatique turque Anadolu. Faisant « l’objet d’une notice rouge d’Interpol », elle a été arrêtée près de l’ambassade de France à Ankara, a précisé Anadolu. Selon l’agence, Sarah Talib cherchait à entrer en contact avec l’ambassade « en vue de retourner en France » et elle fera l’objet d’une procédure d’expulsion à l’issue de laquelle elle sera envoyée vers son pays d’origine.

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Le 12 février, un djihadiste originaire de l’île française de La Réunion, parti fin 2014 en Syrie, a été mis en examen et écroué en France après son expulsion par la Turquie. Et en décembre, les autorités turques avaient annoncé l’arrestation d’un Français recherché par Paris et accusé de faire partie d’un groupe djihadiste francophone en Syrie.

Accord avec la Turquie pour des arrestations

Dans les années qui ont suivi le début du conflit en Syrie, en 2011, la Turquie a été l’un des principaux points de transit des djihadistes cherchant à rejoindre ce pays en guerre. Longtemps accusée de fermer les yeux sur ces passages, Ankara annonce désormais régulièrement l’arrestation de membres présumés de l’EI et d’autres djihadistes français recherchés présents sur son territoire, en vertu d’un accord bilatéral avec la France appelé le « protocole Cazeneuve ».

L’accord prévoit notamment qu’Ankara alerte Paris avant chaque expulsion. Des agents français sont alors envoyés en Turquie pour accompagner les ressortissants français pendant le voyage. Arrivés en France, les djihadistes présumés sont placés directement en garde à vue, ou envoyés devant un juge si un mandat d’arrêt a été délivré à leur encontre.