Pédophilie : l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec en garde à vue à Lorient

La garde à vue a été décidée dans le cadre d’une enquête portant sur des centaines de viols et d’agressions commises lors de sa carrière.

 Joël Le Scouarnec est actuellement entendu dans le cadre d’une enquête instruite par le parquet de Lorient pour une centaine d’agressions commises tout au long de sa carrière de médecin.
Joël Le Scouarnec est actuellement entendu dans le cadre d’une enquête instruite par le parquet de Lorient pour une centaine d’agressions commises tout au long de sa carrière de médecin. DR

Joël Le Scouarnec, qui comparaîtra à compter du 30 novembre prochain pour des faits de viols et d'agressions sexuelles commis sur quatre victimes mineures, dont une voisine et deux nièces, se trouve actuellement en garde à vue.

Le procureur de Lorient, Stéphane Kellenberger, a fait savoir ce mercredi que l'ancien chirurgien, âgé de 69 ans, a été extrait mardi de la maison d'arrêt de Saintes. Il est entendu dans le cadre du « second volet de l'enquête », instruite sur des centaines d'agressions commises tout au long de sa carrière, décrites et consignées dans ses carnets intimes retrouvés lors de perquisitions.

La garde à vue a été décidée des chefs de « viols sur mineurs de moins de 15 ans, viols sur mineurs de moins de 15 ans, par personne abusant de l'autorité de sa fonction, viols par personne abusant de l'autorité de sa fonction, agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et agressions sexuelles par personne abusant de l'autorité de sa fonction ».

Dans son communiqué de presse, le procureur de Lorient ajoute que la garde à vue de Joël Le Scouarnec a été prolongée de 24 heures. Stéphane Kellenberger tiendra par ailleurs une conférence de presse ce jeudi.

En mars dernier, le procès relatif au premier volet de l'enquête avait renvoyé dès le deuxième jour, du fait de la situation sanitaire. Dans le cadre de ce procès, l'ex-chirurgien encourt une peine de vingt ans de prison. Il avait été interpellé à Jonzac au printemps 2017, après les révélations d'une voisine, alors âgée de 6 ans. Pour ces faits, Joël Le Scouarnec ne reconnaît à ce jour que des agressions sexuelles et non des viols.