Péage incendié dans le Var : jusqu’à six mois de prison ferme pour des Gilets jaunes

Alors que la procureure avait demandé la condamnation des sept prévenus, le tribunal en a relaxé trois.

 À l’époque, la circulation avait due être fermée dans les deux sens (Illustration)
À l’époque, la circulation avait due être fermée dans les deux sens (Illustration) LP/Olivier Lejeune

Ils étaient sept à comparaître devant le tribunal correctionnel de Draguignan, lundi, pour la dégradation et l'incendie d'un péage dans le Var en 2018. Ces sympathisants des Gilets jaunes, cinq hommes et deux femmes âgés de 24 à 39 ans, ont mis en avant l'effet de groupe et de l'alcool pour expliquer les circonstances dans lesquelles la gare de péage du Muy avait été ravagée par les flammes le soir du samedi 24 novembre 2018, au deuxième samedi de protestation, après des heures de manifestation pacifique.

Alors que la représentante du parquet avait demandé mardi soir la condamnation des sept prévenus, le tribunal en a relaxé trois. Un prévenu a écopé d'une contravention et un autre a été condamné à une peine de travaux d'intérêt généraux (TIG).

Une perte de recettes d'environ 850 000 euros

Les deux derniers se sont vu prononcer des peines de prison : pour une prévenue, huit mois de prison avec sursis assortis de TIG, et pour l'autre, un homme qui avait déjà effectué de la détention provisoire pendant la procédure, deux ans de prison dont 18 mois avec sursis.

Ces deux personnes, également condamnées à une obligation d'indemniser la partie civile, ont été reconnues coupables de l'incendie qui avait ravagé une boutique du concessionnaire Escota.

Ce dernier avait chiffré son préjudice à 457 000 euros pour la dégradation de l'échangeur et l'incendie de cette boutique, sans compter une perte de recettes d'environ 850 000 euros calculée pour la période du 24 novembre au 9 décembre 2018, a indiqué le cabinet parisien Versini-Campinchi, qui représentait ses intérêts.