Paris : des policiers en colère la nuit dernière devant l’opéra Garnier

Plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés un peu avant minuit pour réclamer des hausses de salaires.

 Les policiers contestataires réclament une meilleure prise en compte des spécificités du travail de nuit. (illustration)
Les policiers contestataires réclament une meilleure prise en compte des spécificités du travail de nuit. (illustration) LP/Olivier Boitet

Plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés dans le centre de Paris, dans la nuit de dimanche à ce lundi. Un peu avant minuit, ils se sont retrouvés sur les marches de l'opéra Garnier.

A l'appel du syndicat Option nuit, ils ont réclamé une hausse de salaire. Ils demandent une revalorisation du taux horaire de cette tranche horaire de travail.

Regroupés et masqués, les policiers présents ont notamment entonné la Marseillaise.

Sur les réseaux sociaux, Option nuit explique qu « à défaut de nous écouter, nous allons nous faire entendre ».

Le « tiers-monde de la police nationale »

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre d'une mobilisation plus large des policiers depuis plusieurs mois. Les mots d'ordre concernent le niveau des rémunérations, mais aussi le maintien de certaines méthodes d'intervention et la demande d'un soutien plus affirmé de la part du pouvoir politique.

Dans le cadre précis des policiers travaillant la nuit, Option nuit juge être considéré comme le « tiers-monde de la police nationale ». Ses revendications portent sur « le temps de travail, la pénibilité, le statut travailleur de nuit, les horaires en adéquation avec nos attentes, l'indemnisation des heures de nuit, le matériel adapté, les mesures particulières sur l'avancement et le suivi médical ».

« Les représentants nationaux qui nous défendent et nous représentent n'ont pour la quasi-totalité d'entre eux, jamais mis les pieds dans une brigade de nuit. » Option nuit estime que « rien n'a changé » malgré plusieurs mois de « grogne » dans tout le pays.