Orages et inondations dans le Gard : les corps des disparus n’ont pas été retrouvés

Contrairement à ce qu’a affirmé France 2 en début de soirée ce lundi, aucun corps n’a été retrouvé après les inondations ce week-end.

 A Valleraugue, commune de 1 000 habitants, sur les contreforts du Mont-Aigoual, où sont tombés jusqu’à 450 millimètres d’eau en douze heures, les dégâts matériels sont importants.
A Valleraugue, commune de 1 000 habitants, sur les contreforts du Mont-Aigoual, où sont tombés jusqu’à 450 millimètres d’eau en douze heures, les dégâts matériels sont importants.  AFP/Bernard FAVIER

Les recherches se poursuivent dans le Gard après les intempéries du week-end. Contrairement a ce qu'a affirmé France 2 en début de soirée, aucun corps n'a été retrouvé par les pompiers ce lundi dans le fleuve Hérault, après les intempéries du week-end.

Un homme, agent municipal de Valleraugue (Gard), âgé de 56 ans est toujours porté disparu depuis samedi. Les recherches se poursuivent également pour tenter de retrouver une femme de 64 ans portée disparue samedi dans le massif des Cévennes.

« Nous avons une équipe cynophile en plus des équipes engagées pour scruter les deux berges de l'Hérault autour du point où la personne a été repérée avant sa disparition. Une reconnaissance sera faite aussi par hélicoptère », a indiqué dimanche le commandant des pompiers du Gard, Eric Agrinier.

La voiture de cette aide-soignante a été localisée, mais retrouvée vide, selon Midi Libre. « Il faudrait un miracle pour qu'on la retrouve vivante », avait indiqué dès dimanche matin le préfet Didier Lauga.

Alors que l'ensemble du département est retombé en zone de vigilance jaune, les services de secours ont repris leurs interventions lundi auprès de la population, avec quelque 500 foyers encore privés d'électricité sur les flancs du mont Aigoual selon les chiffres d'Enedis. Des interventions sont également prévues pour rétablir les lignes téléphoniques sur les communes de Saumane et de Saint-André-de-Valborgne.

Une hausse du niveau de l'eau de six mètres

Le préfet du Gard doit se rendre sur les lieux lundi matin, afin de rencontrer des sinistrés et d'évaluer l'ampleur des dégâts provoqués par les trombes d'eau tombées samedi sur les contreforts du massif des Cévennes. Gonflés par les pluies, des cours d'eau comme le Gardon ont connu des crues rapides, avec une hausse de six mètres en deux heures, forçant les autorités à évacuer plusieurs centaines de personnes par précaution.

« Il faut que les maires […] puissent dès demain (lundi) et mardi demander l'état de catastrophe naturelle », a déclaré dimanche le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, lors de son déplacement dans la commune d'Anduze avec la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

Les épisodes d'intempéries dits « cévenols » se produisent en général à l'automne, quand la mer Méditerranée est la plus chaude, favorisant alors une forte évaporation. Ces masses d'air chaud, humide et instable remontent vers le nord, provoquant de fortes pluies.