Nantes : ils jettent des projectiles devant un lycée, pas de lien avec l’hommage à Samuel Paty

Selon la préfecture, une dizaine d’individus sont allés devant le lycée Monge en réponse à « des appels sur les réseaux sociaux à manifester contre les mesures liées à l’épidémie de Covid-19 ».

 Un jeune homme de 18 ans a été interpellé. (Capture d’écran.)
Un jeune homme de 18 ans a été interpellé. (Capture d’écran.) Google Street View

Un groupe d'individus cagoulés s'est réuni ce lundi matin devant le lycée nantais Monge-La Chauvinière, où ils ont jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre. L'incident n'est pas à mettre en lien avec l'hommage à Samuel Paty, indiquent des sources concordantes.

« Alors que l'hommage à Samuel Paty avait lieu dans le plus grand respect à l'intérieur du lycée Monge à Nantes, une trentaine de jeunes ont eu des actes intolérables à l'extérieur », avait condamné sur Twitter la secrétaire d'Etat chargée de la jeunesse, Sarah El Haïry, qui se trouvait en déplacement dans l'agglomération et s'est rendue sur place.

« Je condamne fermement l'attaque contre le lycée de la Chauvinière à Nantes au moment du temps de recueillement en hommage à Samuel Paty : c'est très grave et lourd de sens », avait tweeté de son côté le député de Loire-Atlantique François de Rugy.

Mais selon la préfecture, le groupe d'individus est allé devant le lycée Monge, dans le nord de Nantes, en réponse à « des appels sur les réseaux sociaux à manifester contre les mesures liées à l'épidémie de Covid-19 ».

« Des réseaux avaient lancé un appel à blocage devant les lycées de l'académie pour demain, sauf que là il se trouve qu'ils l'ont fait aujourd'hui », a également indiqué le rectorat de Nantes, assurant que l'hommage au professeur Samuel Paty s'était déroulé sans encombre dans l'ensemble de l'académie.

Aucun blessé, ni dégradations

« Les forces de l'ordre ont été requises par un appel à 9h45 du proviseur de l'établissement leur signalant la présence d'une dizaine d'individus cagoulés devant l'établissement », a indiqué dans un communiqué la préfecture de Loire-Atlantique.

Il n'y a eu aucun blessé, ni dégradations et un jeune homme de 18 ans, qui n'est pas élève du lycée et est connu des services de police, a été interpellé pour « participation à un attroupement violent et recel de vol » et placé en garde à vue, selon la police.

« Des barricades, avec du matériel d'un chantier situé à proximité », ont été installées et « à aucun moment, les individus n'ont pénétré dans l'établissement ou attaqué le corps enseignant », a précisé la préfecture.