Mort du petit Tony : le parquet général fait appel de la décision

Le 5 février, la cour d’assises de la Marne avait condamné le beau-père de l’enfant Loïc Vantal à 20 ans de réclusion criminelle, et la mère à 4 ans d’emprisonnement.

Tony, 3 ans et demi, est mort sous les coups du compagnon de sa mère, le 26 novembre 2016. DR
Tony, 3 ans et demi, est mort sous les coups du compagnon de sa mère, le 26 novembre 2016. DR DR

Le parquet général de Reims a annoncé lundi faire appel des peines d’emprisonnement infligées au beau-père et à la mère du petit « Tony », mort à trois ans sous les coups en novembre 2016.

Le 5 février, la cour d’assises de la Marne avait condamné le beau-père de l’enfant Loïc Vantal à 20 ans de réclusion criminelle pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur un mineur de 15 ans » et « violences habituelles », une peine de sûreté des deux tiers et un suivi socio-éducatif de 7 ans. Son avocat, Me David Scribe, avait alors exprimé sa « satisfaction », estimant que ce verdict était aussi « un soulagement pour lui ».

La mère du petit garçon, Caroline Letoile, avait quant à elle été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont un avec sursis probatoire pour « non-dénonciation de mauvais traitements » et « non-assistance à personne en danger ».

Une pétition pour faire pression

Dès le 11 février, une pétition signée par plus de 33 000 personnes et relayée par le quotidien L’Union avait demandé au parquet de faire appel « dès que possible », dénonçant « l’incompréhensible faiblesse des condamnations prononcées ». L’avocat général avait lui requis « la condamnation des deux accusés aux peines maximales encourues soit 30 ans de réclusion criminelle pour l’accusé Vantal et cinq ans d’emprisonnement pour l’accusée Letoile ». « Leur condamnation à des peines de 20 ans de réclusion criminelle et de 4 ans d’emprisonnement a décidé le parquet général de relever appel de cette décision », a annoncé lundi le parquet général dans un communiqué.

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Le drame remonte au 26 novembre 2016, vers 15h30, quand les pompiers rémois répondent à l’appel d’une mère de 19 ans pour porter secours à son fils qui, selon elle, a perdu connaissance à la suite d’une chute. Les secouristes constatent alors que l’enfant, dans un « état particulièrement grave », présente « de nombreux hématomes sur le corps ».

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Peu après 17 heures, Tony décède à son arrivée aux urgences pédiatriques du CHU de Reims, où un médecin remarque des traces de coups de poing au ventre. L’autopsie démontrera que l’enfant a succombé à un éclatement de la rate et du pancréas datant de 48 heures. Le rapport fait également état de nombreuses lésions traumatiques sur le visage et le corps de la petite victime, ainsi que plusieurs fractures des côtes, anciennes et récentes.