Mort de Victorine : la maman de Maëlys a «l’impression de revivre le même drame»

Jennifer de Araujo, la mère de la fillette enlevée à Pont-de-Beauvoisin (Isère) en 2017, apporte son soutien à la famille de Victorine.

 Jennifer et Joachim de Araujo, les parents de la petite Maëlys, en 2017.
Jennifer et Joachim de Araujo, les parents de la petite Maëlys, en 2017. AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

C'est le cœur d'une mère qui parle. Une mère meurtrie, pour qui la nouvelle du décès de Victorine a forcément une résonance particulière. Jennifer de Araujo, la maman de Maëlys, la fillette de 8 ans enlevée et tuée à Pont-de-Beauvoisin (Isère) en 2017 a apporté ce mardi son soutien aux proches de la jeune femme.

« Mes pensées vont à la famille de Victorine et à ses amis », écrit-elle sur Facebook. « Quelle horreur, l'impression de revivre le drame que ma fille Maëlys a vécu il y a 3 ans, même département, même section de recherche sur l'enquête », poursuit-elle. Victorine, évaporée alors qu'elle rentrait simplement chez elle… Pour la maman de Maëlys, il y a peu de place pour le doute. Elle parle d'un « acte criminel horrible » et incite les habitants de Villefontaine, témoins potentiels, à se signaler auprès des enquêteurs.

L'affaire Farina, une blessure encore à vif

Villefontaine qui, dans le passé, a déjà connu un épisode traumatisant : celui des viols en série commis par un directeur d'école de la commune, démasqué en mars 2015. Romain Farina avait dévoyé le principe des « ateliers du goût », faisant tester aux enfants des saveurs, les yeux bandés… En réalité, un prétexte sordide pour obtenir des fellations. L'enquête, qui avait révélé des manquements de la justice et provoqué un scandale national, a conclu que Romain Farina avait fait près de 50 victimes au long de sa carrière. Une blessure encore à vif : l'homme s'est suicidé en détention en 2016, privant ainsi ses victimes de procès. Plusieurs d'entre elles ont attaqué l'Etat pour faute - des procédures toujours en cours.