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Mort de Victorine : à Saint-Priest, ses camarades de BTS sous le choc

Depuis la découverte du corps de Victorine Dartois, 18 ans, en début de semaine, les étudiants du lycée Nicolas-de-Condorcet n’arrivent toujours pas à y croire.

 Le lycée Condorcet de Saint-Priest où Victorine était étudiante en première année de BTS communication.
Le lycée Condorcet de Saint-Priest où Victorine était étudiante en première année de BTS communication. LP/Catherine Lagrange

Victorine Dartois avait fait sa rentrée début septembre en BTS communication au lycée Nicolas-de-Condorcet à Saint-Priest (Rhône). Moins d'un mois après la rentrée, le lycée pleure la disparition de celle qui a été retrouvée morte, lundi, dans un ruisseau près de Villefontaine (Isère), où elle résidait avec sa famille. En quelques semaines, la jeune fille avait su s'intégrer et trouver sa place au sein de cet établissement de la banlieue lyonnaise fréquenté par quelque 1500 élèves.

« Dans sa classe de BTS, elle s'entendait bien avec tout le monde, ils formaient déjà un vrai groupe uni, ils étaient tout le temps ensemble », confie J. un surveillant de Condorcet, qui explique que « dans le lycée, les élèves de BTS forment un groupe à part, et vivent un peu leur vie de leur côté ». Le surveillant raconte encore que quand la nouvelle est tombée en début de semaine, certains élèves de sa classe n'ont pas réussi à venir en cours. « Un certain nombre a appelé le lycée pour expliquer qu'ils ne viendraient pas en cours, que, sous le choc, ils préféraient rester chez eux. »

«On se demande ce qui a pu se passer»

La mort de Victorine hante les échanges sur les réseaux sociaux des élèves du lycée de Saint-Priest, mais également les discussions entre élèves. Harry, 17 ans, en terminal, connaissait Victorine par le biais d'amis communs. « C'était une fille calme et posée », explique-t-il. Elle a dû faire une mauvaise rencontre, on se demande ce qui a pu se passer, on est tous choqués. » Il confie que certains de ses camarades de classe, « sous le choc, ont fait des malaises en apprenant la nouvelle ». « Au départ, on n'arrivait pas à croire que c'était elle, mais on l'a bien reconnue sur les photos diffusées par la presse », poursuit encore Harry en indiquant vouloir se joindre, avec nombre de ses camarades, aux hommages qui seront organisées en la mémoire de Victorine.

En terminale également, Fanny ne connaissait pas personnellement Victorine, mais elle a la gorge nouée en évoquant sa disparition. « On est tous choqués après ce qui est arrivé, on se dit que la semaine dernière, on la croisait là, dans le lycée, qu'elle était des nôtres, et aujourd'hui… On pense aussi à sa famille, ça doit être terrible pour eux. » En attendant d'en savoir plus sur ce qui s'est passé samedi soir à Villefontaine, les élèves du lycée de Saint-Priest échafaudent des hypothèses.

«On ne va plus oser sortir le soir»

« On se demandait si Victorine ne traînait pas avec une bande peu recommandable », avance Juliette, « mais apparemment, ce n'était pas du tout le cas, c'était une fille très prudente et sérieuse ». « Il nous arrive toutes d'avoir peur en rentrant chez nous, quand on traverse des secteurs isolés, mais là, après ce qui est arrivé avec Victorine, ça va être encore pire, on ne va plus oser sortir le soir », assure Leila qui surveille régulièrement son téléphone pour tenter d'avoir des nouvelles de l'enquête, « on espère que celui ou ceux qui ont fait ça seront arrêtés très vite pour qu'ils ne puissent pas s'attaquer à une autre fille ».

Une cellule d'aide et d'écoute a été mise en place au lycée. Elle est ouverte aux élèves mais aussi aux professeurs de l'établissement.

VIDÉO. Mort de Victorine : sa sœur lui rend hommage sur les réseaux sociaux