Fusillade à Marseille: deux jeunes filles blessées, dont l’une en état de mort cérébrale

Les deux jeunes femmes de 17 et 19 ans se trouvaient dans une voiture prise pour cible dans la nuit de dimanche à lundi. Les tireurs sont en fuite.

 La fusillade a eu lieu dans le quartier de la Belle-de-Mai.
La fusillade a eu lieu dans le quartier de la Belle-de-Mai. LE PARISIEN

La série noire des fusillades continue à Marseille. Deux jeunes filles, dont une mineure, ont été blessées par des tirs dans la nuit de dimanche à ce lundi, dans le quartier de la Belle-de-Mai, dans le IIe arrondissement. Une voiture se serait approchée d'une autre, arrêtée sur un point stups et les passagers auraient tiré, vers 22h30.

L'une des deux victimes, âgée de 19 ans, est dans un état grave. Selon La Provence, la jeune femme, touchée à la tête et au genou, est en état de mort cérébrale. Elle a été touchée par une « dizaine d'impacts de balles », précise une source policière, confirmant une information du quotidien régional.

L'autre jeune fille, âgée de 17 ans, a été blessée au bras et aux jambes, et se trouve grièvement atteinte, selon la procureure Dominique Laurens, précisant que celle a « pu être opérée ». Toutes deux étaient inconnues des services de police.

Le conducteur connu pour trafic de stupéfiants

Deux autres personnes se trouvaient à bord du véhicule ciblé : tout d'abord le conducteur, qui n'a pas été touché, a été interpellé après s'être d'abord enfui puis être revenu sur les lieux de la fusillade. Il serait connu pour trafic de stupéfiants et aurait été victime d'une tentative d'homicide en 2019.

Enfin, se trouvait une quatrième personne à bord, qui aurait pris la fuite à pied et est aujourd'hui recherché. On ne sait pas s'il a été touché par les tirs. Les auteurs des tirs sont également en fuite. Des douilles de 9 mm ont été retrouvées sur place.

Le onzième règlement de comptes?

Selon Emmanuel Barbe, le préfet de police des Bouches-du-Rhône interrogé ce lundi matin sur l'antenne de CNews, ces « faits de violence », avec de « très jeunes filles » comme victimes, ont clairement été commis « à cause de la drogue ».

L'enquête, confiée à la police judiciaire, va notamment s'attacher à préciser si cette affaire est un règlement de comptes lié aux trafics de stupéfiants qui gangrènent la seconde ville de France. Selon Emmanuel Barbe, cela ne fait pas de doute. Ces « faits de violence » ont clairement été commis « à cause de la drogue », ce que l'enquête va s'attacher à déterminer, explique-t-il.

Si c'était le cas, ce serait le onzième règlement de comptes de l'année, avec déjà neuf morts depuis le 1er janvier 2020. Les « réglos » avaient fait 10 morts en 2019 et 23 en 2018, loin des 29 morts de 2016.