Manche : un conseiller régional RN mis en examen pour viols de sa belle-fille

La victime a déclaré avoir subi « régulièrement et depuis près d'une année des actes sexuels commis par son beau-père ».

 Le conseiller régional membre du Rassemblement national, âgé de 76 ans, Robert Retout a été accusé par sa belle-fille de 12 ans de l'avoir violée. Placé en garde à vue, il a avoué les faits.
Le conseiller régional membre du Rassemblement national, âgé de 76 ans, Robert Retout a été accusé par sa belle-fille de 12 ans de l'avoir violée. Placé en garde à vue, il a avoué les faits.  LP/Alexandre Métivier

Un conseiller régional RN de Normandie, âgé de 76 ans et résidant dans la Manche, a été mis en examen pour le viol de son belle-fille de 12 ans et incarcéré, a annoncé mardi le procureur de Coutances. La victime a déclaré avoir subi « régulièrement et depuis près d'une année des actes sexuels commis par son beau-père », a indiqué le procureur Cyril Lacombe dans un communiqué. « La personne mise en cause, entendue sous le régime d'une garde à vue, reconnaissait partiellement les faits », a-t-il précisé.

Nicolas Bay, président du groupe Rassemblement national au conseil régional, a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait de Robert Retout, élu régional et ex-conseiller municipal de Valognes. « Les faits qui lui sont reprochés et qu'il reconnaît en partie sont particulièrement graves. Il a été suspendu immédiatement du mouvement et du groupe au conseil régional », a ajouté le responsable du RN.

Les faits révélés en janvier suite au signalement d'un établissement scolaire

Le suspect a été déféré vendredi 22 janvier au pôle de l'instruction criminel de Coutances puis mis en examen « des chefs de viols (et tentatives) sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime ainsi que pour agressions sexuelles imposées à un mineur de quinze ans », a détaillé le magistrat.

Les faits ont été révélés en janvier suite au signalement d'un établissement scolaire de Valognes transmis au parquet de Cherbourg-en-Cotentin « pour des faits d'agressions sexuelles dont serait victime une élève ». Une enquête a alors été ouverte et confiée à la gendarmerie de Cherbourg.