Lidl : un entrepôt perquisitionné dans le cadre d’une enquête pour discrimination syndicale

Une perquisition a eu lieu ce mardi, dans un entrepôt Lidl de Bretagne, dans le cadre d’une enquête pour discrimination syndicale. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue.

Un entrepôt Lidl des Côtes d'Armor a été perquisitionné ce mardi matin dans le cadre d'une enquête pour discrimination syndicale. Des faits de harcèlement auraient aussi été rapportés.
Un entrepôt Lidl des Côtes d'Armor a été perquisitionné ce mardi matin dans le cadre d'une enquête pour discrimination syndicale. Des faits de harcèlement auraient aussi été rapportés. LP / Olivier Boitet

Les gendarmes ont perquisitionné, mardi matin, la plateforme logistique Lidl de Ploumagoar (Côtes-d’Armor), près de Guingamp, dans le cadre d’une enquête pour discrimination syndicale, a appris l’AFP. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue.

« Ce [mardi] matin, vers 9h00, environ 25 gendarmes se sont rendus sur la plateforme logistique de Guingamp pour placer en garde à vue l’intégralité de notre équipe encadrante locale pour motif de discrimination syndicale », a indiqué une porte-parole de l’enseigne hard-discount à l’agence de presse.

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La porte-parole a fait part du choc des « salariés présents et des témoins de la scène ». Les employés de la plateforme voisine de Rennes « sont venus les soutenir et mettre en place une cellule psychologique », a-t-elle poursuivi, précisant que l’activité dans l’entrepôt de Ploumagoar était cependant maintenue.

Elle n’a pas pu préciser le nombre de personnes placées en garde à vue et le parquet de Saint-Brieuc, contacté par l’AFP, n’a pas voulu faire de commentaire.

Selon Ouest France, le directeur régional et une dizaine de ses collaborateurs auraient été conduits à la gendarmerie.

De nombreux cas concernés

Arnaud Rouxel, délégué syndical CGT sur le site, a expliqué à l’AFP qu’il s’agissait d’un « dossier assez important en termes de cas ».

« On a fait une alerte au procureur fin juillet, lui expliquant l’ambiance, la dégradation des conditions de travail, les salariés sanctionnés de manière discriminatoire, les pressions sur le droit de grève », a-t-il expliqué à l’AFP, évoquant un « management toxique, à la dérive ». Selon lui, des faits de harcèlement ont également été signalés.

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Arnaud Rouxel a lui-même porté plainte pour discrimination syndicale, comme plusieurs autres salariés. Selon le quotidien Ouest France, la perquisition est vécue comme un soulagement par de nombreux employés tant la situation était devenue délétère.