La lettre du préfet Lallement aux policiers : «Tenez la ligne républicaine»

Avant de nouvelles manifestations dans toute la France contre les violences policières, le préfet de police de Paris a mis en garde les fonctionnaires sous ses ordres.

 « Dévier de la ligne républicaine qui nous sert de guide, cette ligne qui a éclairé les pas de nos anciens dans les ténèbres de l’histoire, c’est renier ce que nous sommes », a écrit le préfet.
« Dévier de la ligne républicaine qui nous sert de guide, cette ligne qui a éclairé les pas de nos anciens dans les ténèbres de l’histoire, c’est renier ce que nous sommes », a écrit le préfet. Reuters/Ludovic Marin

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a demandé aux policiers sous son autorité de tenir « la ligne républicaine jusqu'au bout », dans une lettre adressée à chacun d'eux, avant de nouvelles manifestations samedi contre les violences policières.

« Dévier de la ligne républicaine qui nous sert de guide, cette ligne qui a éclairé les pas de nos anciens dans les ténèbres de l'histoire, c'est renier ce que nous sommes, c'est ébranler le pacte de confiance qui nous unit à nos concitoyens, c'est perdre le sens de notre mission », écrit le préfet dans ce courrier. Soulignant « attendre de chacun [d'eux] qu'il tienne la ligne jusqu'au bout », il ajoute : « L'exigence que je place en vous, je me l'impose aussi ».

« Vous serez confronté à la difficulté »

Alors que le passage à tabac par des policiers d'un producteur de musique noir dans son studio parisien, a soulevé une vague d'indignation, le préfet dit pouvoir « compter sur la probité, le sens de l'honneur et l'éthique » des policiers.

Ce tabassage a été rendu public grâce à la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux.

« Dans les prochains jours, les prochaines semaines […] nul doute que vous serez confronté à la difficulté, aux doutes, voire à la colère ou à la peur ». « Je sais pourtant que vous vous réaliserez, en hommes et femmes de caractère », conclut Didier Lallement.