Gironde : un grand squat évacué près de Bordeaux

Une centaine de personnes ont été évacuées d’un squat, installé dans les locaux d’une ancienne résidence pour personnes âgées à Cenon, près de Bordeaux. D’autres avaient quitté les lieux avant l’arrivée de la police.

Plus de cent personnes ont été évacuées du squat de Cenon, près de Bordeaux, ce jeudi 11 février. Des enfants se trouvaient parmi elles.
Plus de cent personnes ont été évacuées du squat de Cenon, près de Bordeaux, ce jeudi 11 février. Des enfants se trouvaient parmi elles. AFP / Mehdi Fedouach

Un squat, situé dans les locaux d’une ancienne résidence pour personnes âgées, à Cenon, près de Bordeaux (Gironde) a été évacué ce matin du jeudi 11 février.

La zone était occupée depuis novembre 2019 par 300 personnes, dont une centaine d’enfants, mais certains d’entre eux avaient quitté les lieux avant l’arrivée des forces de l’ordre, précise France 3. L’opération menée par la police avec le renfort de la gendarmerie a commencé dès 6 heures ce matin.

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Neuf bus ont été affrétés pour évacuer les personnes présentes vers Guéret, Limoges ou Angoulême. Les policiers sont intervenus à l’aide de béliers et de pinces pour ouvrir les portes métalliques de cette résidence d’un étage, selon un journaliste de l’AFP présent sur place. Ils ont, par ailleurs, fait usage de gaz lacrymogène et procédé à plusieurs interpellations de militants venus manifester leur opposition.

Si cette évacuation a pu avoir lieu en pleine trêve hivernale, c’est qu’une « ordonnance de janvier 2020 juge possible l’évacuation en période hivernale parce que les conditions sanitaires et de sécurité ne sont pas réunies », a expliqué la préfecture.

Appel à la solidarité régionale

Dans un communiqué, le Collectif de soutien de la Zone libre dénonce une décision « incompréhensible, dramatique, inhumaine », précisant que « cette stabilité géographique » permettait « une scolarisation massive de tous les enfants » et « un réel suivi social et médical pour toutes les familles ».

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La majorité des personnes présentes, « des réfugiés, des demandeurs d’asile et des sans-abri », ont obtenu des solutions de relogement « selon leur situation administrative », assure la préfecture. « Compte tenu de l’importance de ce squat […], il a fallu que l’on fasse appel à la solidarité régionale de nos collègues dans les autres départements pour pouvoir établir une liste de logements qui correspondent au statut de ces personnes », a ajouté Delphine Balsa, directrice de cabinet de la préfète de région, auprès de France 3.