François Asselineau, président de l’UPR, mis en examen pour harcèlement et agressions sexuelles

L’ancien candidat à l’élection présidentielle avait été placé en garde à vue mercredi dans le cadre d’une enquête pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et harcèlement moral.

 François Asselineau, ici le 5 avril 2019, est visé par deux plaintes.
François Asselineau, ici le 5 avril 2019, est visé par deux plaintes. AFP/Patrick Hertzog

La procédure pourrait bien doucher ses espoirs de briguer une nouvelle fois l'Elysée. Selon une source judiciaire, le président du petit parti pro-Frexit UPR François Asselineau a été mis en examen, ce vendredi, pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation d'une victime. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

« M. Asselineau conteste catégoriquement les accusations qui reposent sur une enquête menée exclusivement à charge », a réagi son avocat, Me Pierre Darkanian, à l'issue de sa mise en examen. « Les accusations dont il s'agit ont été portées par deux anciens employés de l'UPR dont les plus graves constituent de prétendus baisers volés », a-t-il ajouté.

Le responsable politique a été confronté aux deux plaignants lors de sa garde à vue, selon l'avocat. Ceux-ci ont maintenu leur version des faits. « M. Asselineau déplore qu'une fois encore le tribunal médiatique bafoue la présomption d'innocence, conditionne le traitement judiciaire de l'affaire et instaure un climat de suspicion et un régime discriminatoire à l'encontre de certaines personnalités publiques », a poursuivi le défenseur du président de l'UPR.

Une enquête ouverte le 15 mai 2020

Le chef de l'Union populaire républicaine, 63 ans, avait été placé en garde à vue le 3 février des chefs de harcèlement moral, harcèlement sexuel et agression sexuelle, dans le cadre d'une enquête ouverte pour ces mêmes motifs le 15 mai 2020 par le parquet de Paris et confiée à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.

Deux plaintes avaient été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l'UPR, l'une dans l'Allier, l'autre à Paris, et un ancien cadre avait fait un signalement au procureur de la République. Ces accusations révélées par le Figaro et Libération avaient alors été qualifiées de « calomnies » par Asselineau.

Selon son entourage, la procédure judiciaire à l'encontre du chef du mouvement a été initiée « concomitamment à une tentative de prise de contrôle de l'UPR par une poignée d'adhérents ». Son entourage ajoute que François Asselineau « a toujours fermement démenti ces accusations, qui, pour l'essentiel, allèguent des faits qui auraient prétendument eu lieu avant même leur embauche ».