Accusé de harcèlement et agression sexuelle, François Asselineau placé en garde à vue

L’ancien candidat à l’élection présidentielle est entendu depuis mercredi matin dans le cadre d’une enquête pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et harcèlement moral.

 François Asselineau a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour harcèlement moral et agression sexuelle.
François Asselineau a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour harcèlement moral et agression sexuelle. LP / OLIVIER LEJEUNE

François Asselineau est entendu par les enquêteurs. Le chef de l'Union populaire républicaine a été placé en garde à vue ce mercredi matin dans le cadre d'une enquête ouverte pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et harcèlement moral, selon une information de l'hebdomadaire Le Point, confirmée auprès du Parisien. Des investigations avaient été lancées le 15 mai dernier par le parquet de Paris.

L'enquête a été ouverte sur la base d'accusations lancées par plusieurs anciens collaborateurs de François Asselineau, âgé de 63 ans. Deux plaintes ont été déposées par deux victimes présumées, deux anciens salariés de l'UPR. La première a été déposée dans l'Allier, l'autre à Paris.

Selon son entourage, la procédure judiciaire à l'encontre du chef du mouvement a été initiée « concomitamment à une tentative de prise de contrôle de l'UPR par une poignée d'adhérents ». Son entourage ajoute que François Asselineau « a toujours fermement démenti ces accusations, qui, pour l'essentiel, allèguent des faits qui auraient prétendument eu lieu avant même leur embauche ».

De « graves souffrances psychologiques »

Un ancien cadre a par ailleurs fait un signalement au procureur de la République, confirmait en juillet dernier au Parisien une source interne au parti, confirmant des informations de Libération. Toutes ces initiatives avaient alors été qualifiées de « calomnies » par François Asselineau sur son compte Facebook. Calomnies qui auraient selon lui été portées à son encontre pour le disqualifier avant le scrutin présidentiel de 2022.

Dans la foulée de ces annonces, une quarantaine de cadres du parti avaient appelé à la démission de François Asselineau, dans une tribune publiée dans les colonnes du Figaro. Dans leurs écrits, il relevaient « l'existence de relations particulières et plus qu'insistantes de (la) part » du président de l'UPR à l'égard de salariés du parti, « source de graves souffrances psychologiques ». Mais le chef de l'UPR avait refusé toute mise en retrait réclamée par ses opposants, l'emportant au cinquième Congrès interne avec plus de 77% des voix.