Attentat de Conflans: revivez la journée de recueillement

D’importantes manifestations se sont tenues ce dimanche en hommage au professeur Samuel Paty, décapité vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, un attentat pour lequel onze personnes ont été placées en garde à vue.

 Un Conseil de défense se tient ce dimanche soir à l’Elysée afin d’étudier des réponses concrètes après l’assassinat de Samuel Paty vendredi.
Un Conseil de défense se tient ce dimanche soir à l’Elysée afin d’étudier des réponses concrètes après l’assassinat de Samuel Paty vendredi. LP / Arnaud Journois

L'ESSENTIEL

  • Au surlendemain de l’attentat, les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour remonter le fil des responsabilités et des éventuelles complicités dans l’attentat . Une onzième personne , issue de l’entourage de l’assaillant, Abdoullakh Anzorov , a été placée dimanche matin en garde à vue .
  • Des rassemblements en hommage au professeur assassiné ont eu lieu cet l’après-midi à Paris, place de la République, et dans de nombreuses autres villes dont Lyon, Toulouse, Strasbourg, Nantes ou encore Marseille, Lille et Bordeaux. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont ainsi rendu hommage à la victime
  • Un Conseil de Défense , présidé par Emmanuel Macron , se réunit dimanche pour évoquer notamment l’état de la menace islamiste.

EN DIRECT :

21h50. C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivi. Excellente soirée à tous.

21h25. La concorde nationale attendra. L'heure n'était pas à l'unité pour les élus qui ont participé (surtout ceux de gauche) ce dimanche à l'hommage place de la République à Samuel Paty. Notre reporter était sur place avec eux.

21h18. Paris s'est vidé depuis plusieurs minutes, avec l'arrivée du couvre-feu sanitaire. Sur la place de la République, comme trace du rassemblement du jour, des bougies ont été allumées et des fleurs déposées, constate un confrère du Figaro.

21h03. Le Conseil de Défense vient de prendre fin, au bout de trois heures. Le Premier ministre Jean Castex a quitté la Cour de l'Elysée sans faire de déclaration. Les autres ministres ont fait de même.

21h00. Rencontre avec les anciens collègues de Samuel Paty. Une vingtaine de professeurs du collège Jacques-Prévert, à Lorrez-le-Bocage-Préaux (Seine-et-Marne), ont rendu hommage samedi après-midi à Samuel Paty. Il avait enseigné dans ce petit collège du sud du département durant sept ans.

20h52. Qui participe au Conseil de Défense ? Six ministres sont invités ce dimanche soir au Conseil de Défense à l'Elysée, aux côtés d'Emmanuel Macron: Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Jean-Michel Blanquer (Education nationale), Florence Parly (Armées), Gérald Darmanin (Intérieur), Eric Dupond-Moretti (Justice) et Marlène Schiappa (Citoyenneté). Le procureur de la République antiterroriste Jean-François Ricard y assiste également.

20h42. «Un désir de faire front commun contre le danger». Retour sur les nombreux rassemblements qui ont eu lieu dimanche partout en France, malgré la crise sanitaire, pour rendre hommage à Samuel Paty, l'enseignant assassiné, et dire non aux atteintes contre la liberté d'expression.

20h18. Un hommage en silence... et en musique, cet après-midi à Paris, comme en témoigne cette vidéo filmée par un confrère du quotidien Libération, et la reprise de la chanson «Adieu monsieur le professeur», du chanteur Hugues Auffray.

20h07. Quelles mesures peuvent être prises? Le Conseil de Défense qui se tient ce dimanche soir doit accoucher de mesures visant à mieux protéger les enseignants, mais aussi à sévir contre les mouvances islamistes, notamment sur les réseaux sociaux. Les détails dans notre article dédié.

19h58. L'Elysée promet des réponses «concrètes, à court et moyen terme». C'est l'objectif du Conseil de Défense qui se tient actuellement au Palais de l'Elysée. L'entourage du chef de l'Etat précise qu'il pourrait notamment s'agir de compléter, élargir ou approfondir le projet de loi en préparation qui est destiné à lutter contre le séparatisme et l'islam.

19h52. Les images du rassemblement parisien. Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies ce dimanche après-midi sur la place de la République pour rendre hommage à Samuel Paty. Les images de ce rassemblement.

Hommage à Samuel Paty : « On est là pour montrer qu'on n'a pas peur »

19h42. Blanquer dément à son tour toute menace de sanction contre Samuel Paty. Après l'Académie, c'est le ministre qui assure que l'enseignant n'a jamais été sous le coup d'une quelconque sanction, alors que le débat ne cesse d'enfler sur les réseaux sociaux. Cette information est fausse », assure-t-il auprès de France Inter, France 2 et Le Monde. « La principale, qui a été impeccable de bout en bout, voyant qu'il y a eu un incident de cette nature, a justement appelé les équipes Valeurs de la République (les référents laïcité de l'Education nationale, ndlr) », rappelle le ministre. Le professeur a « dit que ceux qui sont choqués ferment les yeux ou sortent de la classe. Ce point-là a suscité un malentendu car il a pu être vécu comme une discrimination ».

19h21. Un appel du Conseil des mosquées du Rhône, qui s'est réuni ce dimanche, pour appeler à s'engager dans la voie du vivre-ensemble. Le conseil appelle ainsi les imams à « profiter des prêches du vendredi pour rappeler aux fidèles que la France est notre communauté de destin et les appeler à s'engager encore plus dans la voie du vivre-ensemble, respectueux et fraternel ». Et le communiqué de préciser : « Nous sommes engagés à renforcer l'étude des fondements idéologiques de la pensée extrémiste et le combat contre ceux qui l'alimentent, la nourrissent et la financent ».

18h53. L'académie de Versailles réagit. Dans un communiqué, les responsables académiques de Versailles démentent avoir pensé sanctionner Samuel Paty après la polémique créée par certains parents. La note du renseignement territorial dont notre journal a eu connaissance, pouvait laisser à que Samuel Paty avait été sermonné, un inspecteur étant venu lui rappeler «les règles de la laïcité et de neutralité ». «Monsieur Sefrioui dit (dans une vidéo diffusée avec le père de famille actuellement en garde à vue, NDLR) que l'inspection académique serait orête à 'sévir' contre monsieur Paty. C'est évidemment faux », affirme l'académie, ajoutant qu'il «serait absurde et paradoxal de donner crédit aux paroles de cette personne ». «A aucun moment il n'a été dit ni même sous-entendu, ni pensé, que l'institution allait sévir contre M.Paty ».

18h40. Agenda. Jean-Luc Mélenchon sera présent à l'hommage national rendu mercredi à Samuel Paty.

18h30. Donner des conseils est « absurde », pour Mélenchon. « C'est aux enseignants de délibérer entre eux » sur la meilleure manière de transmettre des valeurs, « c'est un métier et c'est un art, enseigner », défend, sur LCI, Jean-Luc Mélenchon, un peu gêné de se voir rappeler qu'il a été ministre de l'Enseignement supérieur de 2000 à 2002.

18h27. « Il faut éradiquer l'islamisme ». « Ça va être long, parce que c'est dans les quartiers, dans les mosquées... Il faut aider les musulmans de France de faire la séparation claire, nette » entre islam et islamisme. « Il faut attaquer partout l'islamisme, et sans pudeur », poursuit Manuel Valls. « La presse doit montrer les caricatures et «à la rentrée, il faut que les enseignants d'histoire-géo montrent les caricatures ».

18h20. Valls sur l'islamisme politique. « Il faut fermer le CCIF, il faut fermer BarakaCity », martèle Manuel Valls sur BFM. «Pas un Français n'a eu le sentiment de voir ses propres libertés restreintes ces dernières années », estime-t-il un peu plus tard.

18h15. Valls sur Daech. « Ils ont été en grande partie affaiblis, mais ils se reconstituent, bien entendu sur place mais aussi en Libye avec l'aide de la Turquie », dénonce, sur BFM TV, l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

18h10. Mélenchon et l'islamisme. Sur LCI, Jean-Luc Mélenchon se défend d'avoir participé il y a un an à un rassemblement d'islamistes ou de personnes fermant les yeux sur l'islamisme. «J'ai participé à la marche du 10 novembre comme j'ai participé à la marche après l'assassinat de Mireille Knoll. Et dans cette marche je me suis fait insulter. Mais je n'ai jamais confondu les énergumènes qui faisaient ça et l'objet de la marche », défend-il.

17h55. Le conseil de défense va bientôt commencer. Emmanuel Macron réunit autour de lui à l'Elysée ses ministres pour évoquer l'état actuel de la menace islamiste.

17h50. Encore plusieurs centaines de personnes place de la République. A Paris, les organisations syndicales ont replié les tréteaux mais près de deux cents personnes demeurent sur la place, soucieuses de poursuivre l'hommage à Samuel Paty.

17h40. A Caen. 3000 personnes se sont rassemblées, sur la bien-nommée place de la Résistance.

17h25. La Licra en résistance. « Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place », cite la Licra, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme, dans un tweet. Il s'agit d'un extrait du Chant des Partisans, ce très beau texte qui raconte la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale.

17h15. Le collège rebaptisé? Le conseil départemental des Yvelines a proposé de rebaptiser du nom de Samuel Paty le collège du Bois d'Aulne de Conflans où il enseignait depuis cinq ans. Notre article à lire ici.

17 heures. A Toulouse. Selon la FSU, près de 5000 personnes se sont mobilisées dans la ville rose. La police attendait 800 à 1000 personnes, et n'a pas procédé à un comptage. « Je suis là pour trois raisons : l'hommage au collègue, la lâcheté et le racisme des réseaux sociaux et le manque de courage, voire l'incapacité du gouvernement à traiter ces questions-là », a par exemple affirmé à l'AFP Anne-Marie Gaussens, une CPE à la retraite.

16h45. On peut déjà agir. « Que ceux qui ont pu manifester une forme d'oubli pour les quartiers, comme ceux qui ont pu témoigner une sorte de tendresse » à l'égard de ceux qui ont prêché une division, « il faut que tous ceux là se regardent dans un miroir », demande le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. «La loi républicaine est déjà très complète, on peut se battre déjà contre l'islamisme, encore faut-il en avoir la volonté ».

16h40. La foule s'étire à Paris. Au cœur de la place de la République, la foule n'est pas compacte, constate un journaliste du Parisien. On accède facilement au centre. En venant du boulevard de Magenta, la voie est libre, mais côté Voltaire, il y a du monde.

Au centre de la place de la République, vers 16h30 ce dimanche./LP/Ch.G.
Au centre de la place de la République, vers 16h30 ce dimanche./LP/Ch.G.  

16h35. Les mots de Jadot. «Incontestablement, on a laissé des enseignants seuls face à des élèves, des familles, des associations, qui ne respectaient pas les valeurs de la République », constate l'écologiste Yannick Jadot.

16h32. Les mots de Valls. « Rester chez soi n'était pas possible », explique, place de la République, l'ancien Premier ministre Manuel Valls. « Il faut que toutes les administrations de l'Etat se mettent en marche pour éradiquer l'islamisme politique, que toute la société se mobilise », estime-t-il. N'oubliant pas de tacler «l'islamo-gauchisme » qui a une part de «part de responsabilité » dans la division actuelle de la société et le climat de haine, notamment Jean-Luc Mélenchon. «Il m'a traité de nazi un jour dans un couloir, il a sa part de responsabilité », lui reproche-t-il.

16h30. Jean-Michel Blanquer quitte la place de la République à son tour.

16h27. Blanquer s'exprime. « Il faut montrer que nous n'avons pas peur face aux ennemis de la République », explique, pour justifier sa présence place de la République, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. «Nous réussirons à combattre les ennemis de la démocratie si nous sommes unis ». Il rappelle fermement son message de soutien à tous les professeurs.

16h25. Le Premier ministre quitte la place de la République.

16h15. 6000 personnes à Lyon. Selon la préfecture du Rhône, 6000 personnes se sont mobilisées place Bellecour à Lyon.

16h03. «Nous n'avons pas peur, nous sommes la France ! ». Sur Twitter, Jean Castex, le Premier ministre, le clame haut et fort : «Vous ne nous faites pas peur. Nous n'avons pas peur. Vous ne nous diviserez pas. Nous sommes la France ! »

16 heures. 5 000 personnes à Lyon. Selon l'ancien maire Gérard Collomb, ancien ministre de l'Intérieur, « plus de 5 000 Lyonnais » défilent de la place Bellecour à l'hôtel de ville.

15h55. La place de la République de plus en plus remplie. De tous les axes, des personnes soucieuses de manifester continuent de converger vers la place de la République. La chaussée, qui avait été préservée par les forces de l'ordre, a été gagnée par les piétons.

15h50. Témoignages. « Je suis là comme prof, comme maman, comme Française et comme républicaine », explique, à Paris, Virginie, professeure de musique en région parisienne. Guigané, 34 ans et médiatrice socioculturelle en Essonne, porte son fils de 4 ans sur les épaules. Elle est venue « s'indigner contre cet acte odieux et affreux ». « Il ne faut pas que cette violence s'installe et devienne notre quotidienne ni qu'on s'y habitue », affirme-t-elle à l'AFP. Véronique, en doudoune, enseignante en conservatoire, est venue avec son mari mais sans leurs enfants adolescents. « Ils avaient peur de venir », a-t-elle dit. Pour elle, « il est temps de se manifester ».

15h45. À Lyon, une marche silencieuse. Au départ de la place Bellecour, des centaines de personnes entament une marche silencieuse en direction de la place des Terreaux.

15h35. Deux ministres avec Castex. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, et Marlène Schiappa, ministre chargée de la Citoyenneté auprès du ministre de l'Intérieur.

15h33. « Beaucoup d'émotions, de tristesse et de colère », écrit l'humoriste Sophia Aram, qui poste sur Twitter une vidéo du rassemblement parisien.

15h30. Hidalgo et Huchon sur place. La maire de Paris Anne Hidalgo (PS), accompagnée de son adjointe Audrey Pulvar, est aux côtés du Premier ministre. Dans l'assistance, notre journaliste a croisé Jean-Paul Huchon, ancien président de la région Ile-de-France et maire de Conflans-Sainte-Honorine pendant plus de quinze ans.

15h23. Collomb et le « retard ». « On a pris du retard » dans la lutte contre la radicalisation, estime, place Bellecour à Lyon, l'ancien maire de la ville et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

15h20. Jean Castex à République. Le Premier ministre est arrivé discrètement place de la République. Il arbore un petit drapeau tricolore sur son masque blanc. Il est rejoint par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.

15h09. Mélenchon pour l'unité. « C'est notre devoir à tous, républicains, d'être présents dans ces moments-là, et de nous regrouper » pour « mettre en échec les assassins qui veulent nous diviser ». « C'est marquer le point contre l'ennemi », estime Jean-Luc Mélenchon.

15h07. Mélenchon à Paris. Entouré des députés de la France insoumise, le buste ceint de leur écharpe tricolore, Jean-Luc Mélenchon estime qu'il « faut s'interroger sur la communauté tchétchène qu'on a accueillie en France » alors qu'ils « sont partisans d'une guerre civile », « il faut s'interroger sur ce qu'ils font ».

15h05. Une place sous haute surveillance. Afin d'éviter tout débordement, un dispositif policier important a été mis en place à la République, selon notre journaliste sur place.

15 heures. Jean Castex attendu place de la République à 15h30.

14h50. D'autres menacés. Sur Twitter, Mila, la jeune femme menacée de mort pour « blasphème », obligée de se cacher depuis, raconte qu'« un ami qui se moque souvent avec humour de la religion sur Instagram » a reçu samedi soir la photo de Samuel Paty décapité avec « un message lui disant que ce serait bientôt son tour ».

14h45. Déjà du monde à Paris. « Non à la barbarie », « Je suis prof », ils sont nombreux, pancartes ou drapeaux français en main, à être déjà place de la République pour l'hommage à Samuel Paty.

14h30. Darmanin ordonne l'expulsion de personnes étrangères fichées pour radicalisation. Selon Europe 1, le ministre de l'Intérieur réunit les préfets depuis 14 heures pour leur demander d'expulser très rapidement 231 étrangers fichés pour leur radicalisation. Il ne s'agit pas de fichés S., mais de personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 180 se trouvent en prison et pourraient être concernées au premier chef. Les 53 autres sur la liste du ministre devraient être interpellés rapidement. Fin août, Gérald Darmanin avait assuré que 8 132 personnes étaient inscrites au FSPRT.

14 heures. Dans les écoles. Les atteintes à la laïcité dans l'enseignement restent stables, selon le ministère. Le confinement a été l'occasion pour certains de perturber les cours à distance des enseignants. Des chants religieux coraniques ou des croix gammées ont ainsi été diffusés pendant des cours d'histoire, conduisant l'Education nationale à revoir le système d'accès aux cours à distance. Nous avions consacré un article à ces atteintes mardi dernier, à (re) lire ici. Ce qui a changé depuis une quinzaine d'années, c'est que le phénomène a rajeuni : désormais un tiers des atteintes à la laïcité vient du primaire.

13h52. Dans les Bouches-du-Rhône. Il y aura des rassemblements sous L'Ombière, sur le Vieux-Port, à Marseille, devant les mairies d'Aix, Avignon et Martigues, devant la cité scolaire d'Apt.

13h50. Toulouse, Albi, Rodez, Millau, Tarbes, Foix, Carcassonne… Le site ActuToulouse recense tous les rassemblements prévus à 15 heures dans une partie de la région occitane.

13h45. Le constat terrible de la CGT. Dans le communiqué que la CGT éducation a rédigé après l'assassinat de Samuel Paty, elle écrit : « les enseignants, dans leur quotidien, doivent redoubler d'ingéniosité pour enseigner l'éducation civique, la science et conserver leur liberté pédagogique ». Un constat terrible pour la liberté d'expression.

13h40. À Lyon. C'est dans le cadre majestueux de la place Bellecour que se tiendra à 15 heures le rassemblement en hommage à la mémoire de Samuel Paty et pour défendre la liberté d'expression.

13h35. Dans le Tarn-et-Garonne. La FCPE invite à se rassembler à 15 heures place des Fontaines à Montauban.

13h30. Des rassemblements en Isère. À Grenoble, le rassemblement est prévu place de la préfecture, à Bourgoin-Jallieu, il aura lieu devant le collège Allende. À Vienne, il est possible qu'un nouveau rassemblement ait lieu, à la suite de celui organisé par des élus samedi.

13h25. L'oncle est-il le 11e gardé à vue ? Un homme a été placé ce dimanche matin en garde à vue. Il pourrait s'agir de l'un des oncles du tueur. Dans le JDD, cet homme, rencontré samedi à Évreux dans l'arrière-salle d'un kebab, indique qu'il veut se rendre au commissariat pour être interrogé sur son neveu.

13 heures. Pour Blanquer, il faut continuer à montrer des caricatures aux élèves. « Sinon c'est donner la victoire à ceux qui veulent abîmer la République », vient d'expliquer le ministre de l'Education nationale sur France Inter. « On doit être unis pour dire que la liberté de conscience ne se négocie pas ».

12h15. Le professeur décapité « a été respectueux », estime le recteur de la mosquée de Lyon. Pour Kamel Kabtane, président du Conseil des mosquées du Rhône, interrogé par l'AFP, Samuel Paty « était en droit d'élever le niveau intellectuel sur la tolérance et la liberté d'expression. Il a été respectueux et il a même proposé aux élèves qui pourraient se sentir choqués de sortir. Il a voulu parler sans vexer, sans blesser ». « En France, la liberté d'expression existe et il faut qu'elle existe », ajoute le recteur, pour qui le ou les auteurs des faits ont prouvé par leurs actes qu'ils ne sont « pas religieux », mais des « illuminés ».

Conflans-Sainte Honorine : des centaines de personnes rendent hommage à Samuel Paty

11h55. Pécresse réclame des cellules police-justice. La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a demandé dimanche la création de « cellules police-justice » pour qu'enseignants et élèves puissent faire des « signalements » en cas de menace, après la décapitation d'un professeur dans les Yvelines.

11 heures. Rassemblement : Ira? Ira pas? Les responsables des principaux partis politiques, associations et syndicats m anifesteront dans l'après-midi à Paris, place de la République. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa ont annoncé qu'ils y représenteraient le gouvernement. Les patrons de La République en marche, Stanislas Guerini, de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, du Parti socialiste, Olivier Faure, et d'Europe Ecologie-les Verts, Julien Bayou, ont eux aussi prévu de joindre le cortège à la tête de leurs troupes. Ceux du Rassemblement national bouderont, eux, le rassemblement..

10 heures. Castex pour une riposte « plus ferme ». Le Premier ministre indique ce dimanche dans le JDD travailler à « une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces ».

9h45. Les interrogatoires se poursuivent. Toutes les autres gardes à vue se poursuivaient dimanche matin. Les parents, le grand-père et le petit frère de l'assaillant, interpellés à Évreux, dont partie des personnes questionnées, tout comme le père de l'élève qui a appelé à la mobilisation contre l'enseignant. Il a été interpellé à Chanteloup-les-Vignes. L'homme qui l'avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé sa fille dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que sa compagne, le sont également.

9h30. Nouvelle garde à vue. Une onzième personne a été placée en garde à vue dans le cadre de l'enquête, nous apprend une source judiciaire. Cette personne est issue de l'entourage de l'assaillant.

Rappel des faits. Vendredi vers 17 heures, Abdouallakh A. a décapité Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, à proximité du collège où il enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avant d'être tué de neuf balles par des policiers à 200 m de là. Ce professeur avait récemment montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.