Dans les Alpes-Maritimes, la solidarité s’organise pour les vallées ravagées

La Ville de Nice et la métropole niçoise (49 communes) ont mis en place depuis le début du week-end une chaîne logistique d’urgence pour venir en aide aux victimes des intempéries.

 Nice (Alpes-Maritimes), le 4 octobre 2020. Les dons reçus (vêtements et nourritures) au Palais Nikaïa sont répartis dans des cartons à destination des communes sinistrées.
Nice (Alpes-Maritimes), le 4 octobre 2020. Les dons reçus (vêtements et nourritures) au Palais Nikaïa sont répartis dans des cartons à destination des communes sinistrées. LP/Olivier Lejeune

La solidarité s'organise à Nice. A quelques dizaines de kilomètres des communes dévastées par les intempéries liées au passage de la tempête Alex, une chaîne logistique s'est ainsi mise en place à l'initiative de la ville. Son cœur bat au palais du Nikaïa, où plusieurs dizaines d'élus et de salariés de la mairie et de la métropole niçoise, tous grades confondus, se sont retrouvées pour mettre la main à la pâte.

« Plusieurs grandes surfaces comme Carrefour, Leclerc, la Fnac et Décathlon nous ont fait parvenir des denrées de première nécessité et des vêtements neufs, explique Anthony Borré, premier adjoint au maire de Nice, Christian Estrosi. Ces produits sont ensuite répartis dans des cartons à destination de toutes les communes touchées par la tempête ».

Six tonnes d'aide en cours d'acheminement

Boîtes de conserve, farine, biscottes et pain de mie au rayon nourriture, k-way, plaids, chaussettes et sous-vêtements pour le textile sans oublier des médicaments : au total, entre cinq et six tonnes de produits sont en cours d'acheminement vers les vallées de La Vésubie, de la Roya et de la Tinée.

Quelques camions ont pris la route ce dimanche. Une quinzaine d'autres doivent quitter Nice ce lundi matin à 6h45. « Nous allons proposer aux administrés de la ville de Nice et de la métropole de participer à cet effort collectif au travers d'une collecte de dons », poursuit Anthony Borré, qui reconnaît toutefois une difficulté. « Faute de pouvoir établir un contact avec les populations sinistrées, nous n'avons pas d'idée précise sur ce dont les gens ont vraiment besoin », admet-il. L'autre obstacle, plus important, est d'ordre logistique. Si les routes d'accès aux communes sinistrées sont redevenues accessibles dans leur majorité, Saint-Martin-Vésubie et Venanson restaient encore coupées du monde dimanche soir, du moins par les moyens de transport terrestres.