Crues dans les Alpes-Maritimes : le corps d’un pompier retrouvé dans le Var

Capitaine à la caserne de Cagnes, ce pompier âgé de 49 ans était à bord de son véhicule d’intervention lors de sa disparition dans la rivière en crue, le week-end dernier.

 Des recherches pour retrouver des habitants à Saint-Martin-Vésubie, le 6 octobre 2020.
Des recherches pour retrouver des habitants à Saint-Martin-Vésubie, le 6 octobre 2020.  LP/Olivier Lejeune

Le corps d'un des pompiers emportés par les eaux dans les inondations meurtrières qui ont dévasté les Alpes-Maritimes a été officiellement identifié jeudi, ont annoncé ses collègues des Alpes-Maritimes. Agé de 49 ans, ce père de trois enfants a été retrouvé dans le fleuve Var, à Carros, à des dizaines de kilomètres de l'endroit où il avait disparu. Le bilan des intempéries qui se sont abattues sur la région le week-end dernier dans les Alpes-Maritimes est toujours pour l'heure, de cinq morts.

Capitaine de caserne, il circulait avec un jeune pompier volontaire sur la commune de Roquebillière dans la vallée de la Vésubie (nord de Nice) quand la route s'est effondrée sous leur véhicule, aux premières heures de la catastrophe.

« Très attristé par la découverte du corps de Bruno Kohlhuber, 45 ans, l'un des deux pompiers disparus lors de la #TempeteAlex. Capitaine à la caserne de Cagnes, le Valdeblorois était en mission de reconnaissance à la Bollène-Vésubie. Condoléances à sa famille et ses proches », a écrit Christian Estrosi, le maire de Nice, en début d'après-midi.

Sept personnes restent encore portées disparues six jours après les crues, et 13 autres personnes sont « supposées » disparues par les pompiers du département. « Les recherches se poursuivent », a également tweeté Gérald Darmanin. Toutes mes pensées accompagnent sa famille et ses collègues qui continuent d'être mobilisés aux côtés des populations », écrit-il.

Mercredi, en visite dans les villages touchés par les intempéries, Emmanuel Macron a annoncé que l'arrêté de catastrophe naturelle concernerait 55 communes. Il permettra « de déclencher des indemnisations » et 80 % du coût des maisons à reconstruire seront pris en charge, a-t-il précisé.

Les communes de l'arrière-pays niçois désenclavées

La Haute Roya reste toujours isolée, mais un premier train de voyageurs a pu gagner jeudi les villages de Fontan et Saorge, inaccessibles par la route. « Il vient de repartir. Certains ont fait leurs valises pour aller dans de la famille et reviendront », espère le maire de Fontan Philippe Oudot, joint au téléphone. Un arrêté de péril a été pris pour une partie du village en bordure de la Roya qui compte une dizaine de maisons détruites ou abîmées.

Ce TER commercial doit faire deux allers-retours dans la journée tandis que les secours continuent sans relâche le travail d'aide à la population et de recherche des disparus, avec près d'un millier de sauveteurs et douze hélicoptères, notamment pour le ravitaillement des communes isolées.

Dans l'arrière-pays niçois, toutes les communes sont désenclavées, bien que l'accès routier à Venanson reste précaire avec une simple piste, qui sera inutilisable cet hiver. « On cherche une alternative », indique la métropole Nice Côte d'Azur.