Côtes-d’Armor : un garçon de 9 ans tue sa sœur de 6 ans par arme à feu

Le drame, qui semble accidentel, s’est déroulé jeudi après-midi à Loscouët-sur-Meu, une commune est située entre Rennes et Loudéac.

 Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Saint-Brieuc.
Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Saint-Brieuc. AFP/Pascal Guyot

Un garçon de 9 ans a accidentellement tiré à la carabine sur sa petite sœur, jeudi après-midi, vers 16h30, dans la petite commune de Loscouët-sur-Meu (Côtes-d'Armor), a révélé le quotidien Ouest-France. La fillette n'a pas survécu à ses blessures, malgré l'intervention des secours.

Le « scénario accidentel » est « pour l'instant privilégié », selon le procureur de la République, Bertrand Leclerc. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux enfants étaient seuls et jouaient à l'extérieur de la maison familiale au moment de la tragédie.

Selon un communiqué du procureur de la République, le jeune frère « manipulait la carabine appartenant à son père hors la présence de celui-ci ». « Alors qu'il s'entraînait à tirer sur des objets, sa sœur serait de manière inattendue passée devant lui, le projectile tiré à faible distance l'atteignant mortellement », a précisé Bertrand Leclerc.

Un plomb de carabine à air comprimé

L'autopsie réalisée vendredi a confirmé qu'un plomb de petit calibre tiré par une carabine à air comprimé avait « atteint la fillette à la poitrine, traversant le cœur et un poumon et entraînant un hémothorax massif (hémorragie interne, NDLR) à l'origine d'un décès très rapide ».

Le garçon a été entendu dans l'unité d'accueil pédiatrique du centre hospitalier de Saint-Brieuc. Il a été pris en charge par une psychologue clinicienne.

« Si les faits peuvent à ce stade recevoir la qualification délictuelle d'homicide involontaire, le jeune tireur du fait de son âge ne peut encourir de sanction pénale mais relève après évaluation, de mesures de suivi éducatif », ajoute le procureur.