Côtes-d’Armor : un cheval retrouvé égorgé près de Lannion

Un pur-sang a été retrouvé égorgé par ses propriétaires près de Lannion (Côtes-d’Armor) et une enquête a été ouverte, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Saint-Brieuc.

 Le cheval ne portait pas de trace de mutilation, selon la gendarmerie.
Le cheval ne portait pas de trace de mutilation, selon la gendarmerie.  LP/V.T.

Les mystérieuses agressions de chevaux se poursuivent. Un cheval étendu dans un champ de Plouzélambre (Côtes-d'Armor) a été égorgé dans la nuit de ce mardi 18 août. Ses propriétaires l'ont découvert dans la matinée.

« Un coup de couteau, fatal, lui avait été porté au niveau de la jugulaire », indique le capitaine Souillard, de la compagnie de gendarmerie de Lannion, à Ouest-France.

Les propriétaires du cheval ont déposé plainte à la gendarmerie, qui a ouvert une enquête.

Plus d'une dizaine de chevaux ont été tués et mutilés depuis ces derniers mois. Pour le capitaine Souillard, cité par nos confrères, « il est prématuré de faire un rapprochement avec ces affaires car, à la différence des autres chevaux qui avaient tous eu une oreille sectionnée, le cheval tué dans la nuit de mardi ne portait pas, a priori, de traces d'actes de mutilation ».

Jusqu'à ce mardi 18 août, aucun fait similaire n'avait été signalé dans le département des Côtes d'Armor.

Des enquêtes partout en France

Ce lundi, une enquête a été ouverte par le parquet de Roanne (Loire) à la suite de mystérieux prélèvements d'organes sur un cheval décédé la semaine dernière, après d'autres cas similaires dans d'autres départements.

Décédé de mort naturelle vendredi, l'animal était entreposé depuis dans un pré à Sainte-Colombe-sur-Gand, dans le nord de la Loire, en vue de son envoi à l'équarrissage.

Dans le Jura, une enquête vient également d'être ouverte après la découverte d'une jument retrouvée morte et mutilée vendredi.

Ces enquêtes bénéficient du soutien de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), en appui aux brigades locales, qui suivra également l'évolution de l'affaire de la Loire, précise-t-on du côté des enquêteurs.

La Fédération française d'équitation se porte partie civile

La Fédération française d'équitation a également annoncé ce mercredi qu'elle se portait partie civile aux côtés des propriétaires de chevaux, poneys et ânes qui ont été tués ou mutilés ces derniers mois en France.

« Face à la série d'actes de cruauté envers des équidés sur l'ensemble du territoire français, la Fédération Française d'Equitation annonce se porter partie civile aux côtés des propriétaires dès lors que ceux-ci ont déposé plainte », a-t-elle précisé dans un communiqué.

« Notre détermination à lutter contre toute forme de maltraitance envers les équidés est totale et nous souhaitons, en lien avec la Ligue française de protection du cheval, mobiliser l'ensemble des acteurs de la Filière cheval en France », explique la 3e fédération sportive de France.

Par cette action, la FFE « entend combattre ces actes de barbarie et compléter l'aide qu'elle apporte déjà au service spécialisé de la Gendarmerie nationale, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique ».

Serge Lecomte, le président de la FFE, s'est dit « horrifié devant ces actes de cruauté qui se multiplient » et en « appelle à la vigilance de tous pour mettre fin au plus vite à ces atrocités ». Il invite « les personnes concernées ou disposant d'informations sur ces affaires à s'adresser aux services de Gendarmerie ou de Police de leur domicile ».