Corse : un homme, suspect dans une enquête pour assassinat, décède lors de son arrestation

Il a ouvert le feu à l’arme de chasse sur les policiers qui ont également fait usage de leurs armes.

 En Corse, un homme a été tué lors d’un échange de tirs avec la police. (Illustration)
En Corse, un homme a été tué lors d’un échange de tirs avec la police. (Illustration) LP/Alexandre Métivier

Son arrestation s'est soldée par un échange de tirs avec la police, au Col St Georges (Corse-du-Sud), a-t-on appris de sources concordantes. Un homme recherché dans une enquête sur un assassinat commis en juin 2020 à Ajaccio est mort ce mardi lors de son interpellation.

La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire d'Ajaccio est intervenue au petit matin au Col St Georges pour interpeller François-Xavier Salini-Ricci, dans le cadre de l'enquête de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille s ur l'assassinat d'Alexandre Giacopelli, commis le 18 juin 2020 à la mi-journée à la terrasse d'un snack du centre-ville d'Ajaccio.

« La police judiciaire et la BRI se sont présentées au domicile de cette personne, BRI en tête, en colonne, derrière le bouclier pare-balles. Ils sont entrés et immédiatement la personne a fait feu sur la BRI », a déclaré Carine Greff, procureure de la République d'Ajaccio.

« La déflagration a projeté le bouclier au sol et il y a eu, du coup, un tir de riposte de la BRI (...) qui a grièvement blessé au flanc la personne. Elle est décédée dans le quart d'heure qui a suivi », a-t-elle ajouté. Deux policiers ont été « blessés par le blast de l'arme à feu de gros calibre qui a projeté le bouclier sur eux », a-t-elle également indiqué.

«Une bavure d'une gravité extrême»

Une enquête a été ouverte et confiée à la section de recherche de la gendarmerie pour déterminer « les circonstances du décès » de M. Salini-Ricci ainsi que « les circonstances de la tentative d'homicide » de celui-ci sur les policiers venus l'interpeller, a indiqué Carine Greff.

« Il semble que l'on soit devant une bavure d'une gravité extrême », a rétorqué l'avocat de la victime, Me Stéphane Recchi, auprès de l'AFP, assurant que son client n'était pas recherché et qu'il se serait présenté sans difficulté à une convocation de la justice.

L'avocat, qui représente désormais la famille de M. Salini-Ricci, réclame l'ouverture d'une information judiciaire et la saisie d'un juge d'instruction. Il a rappelé que son client, qui vivait avec sa femme et sa petite fille de quelques mois, s'était porté partie civile dans l'enquête sur la tentative d'assassinat dont il avait été victime le 7 juin en périphérie d'Ajaccio.

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François-Xavier Salini-Ricci avait été blessé le 7 juin par un tireur casqué qui avait fait feu sur la terrasse de la brasserie l'Aktuel, en périphérie d'Ajaccio, tuant Jacques Baranovski, inconnu des services de police et de justice. Selon une source proche de l'enquête, il était la cible du tireur. En 2017, il avait été condamné à deux ans de prison dont un assorti d'un sursis avec mise à l'épreuve de trois ans dans une affaire de racket dans laquelle Alexandre Giacopelli avait été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis.

Dans l'enquête sur l'assassinat d'Alexandre Giacopelli, quatre personnes ont été mises en examen dont deux liées à l'assassinat de la brasserie l'Aktuel, qui a eu lieu 11 jours avant celui d'Alexandre Giacopelli, âgé de 28 ans. Enquêteurs et magistrats s'étaient très tôt interrogés sur un possible lien entre les deux homicides, celui de la brasserie l'Aktuel, le 7 juin, et celui du 18 juin.