Corse : le frère d’Yvan Colonna en garde à vue pour la tentative d’incendie d’une paillote

Stéphane Colonna a été placé en garde à vue lundi dans l’enquête sur la tentative d’incendie de la paillote d’un militant nationaliste en août dernier.

 Stéphane Colonna est en garde à vue depuis lundi après-midi avec deux autres personnes. (ARCHIVE)
Stéphane Colonna est en garde à vue depuis lundi après-midi avec deux autres personnes. (ARCHIVE) LP/Matthieu de Martignac

Frère cadet d'Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, Stéphane Colonna a été placé en garde à vue lundi dans l'enquête sur la tentative d'incendie début août de la paillote du militant nationaliste Maxime Susini, assassiné en septembre 2019.

Stéphane Colonna est en garde à vue depuis lundi après-midi avec deux autres personnes dans l'enquête de la gendarmerie sur la tentative d'incendie de la paillote 1768, dans la nuit du 6 au 7 août à Cargèse (Corse-du-Sud), ont indiqué des sources proches du dossier.

Un assassinat à l'origine d'une forte mobilisation

Cette paillote appartenait à Maxime Susini, un militant indépendantiste et écologiste assassiné à proximité de son établissement de plage le 12 septembre 2019. Cet assassinat avait suscité une grande mobilisation contre la violence et les réseaux mafieux en Corse, engendrant la création de deux collectifs antimafia.

Au moment de la tentative d'incendie, si le parquet d'Ajaccio avait indiqué qu'aucun lien n'était établi entre ces faits et l'assassinat du jeune homme de 36 ans, le collectif Maxime Susini avait estimé, sur sa page Facebook, qu'il s'agissait de « la suite logique du projet mafieux de la bande criminelle qui a assassiné Massimu Susini ».

Le parti indépendantiste Core in Fronte, dont était proche Maxime Susini, avait lui dénoncé dans un communiqué l'action de « racailles » pour « effacer » la mémoire du militant. De son côté, la section corse de la Ligue des droits de l'Homme avait dénoncé un « geste criminel qui s'apparente à de l'intimidation », appelant à ce que « cesse l'impunité ».