Cinéma : Dominique Boutonnat, patron du CNC, en garde à vue pour soupçons d’agression sexuelle

Le président du Centre national du cinéma et de l’image animée, est accusé par son filleul de 22 ans. Il conteste ces accusations.

Dominique Boutonnat, ici en septembre 2019.
Dominique Boutonnat, ici en septembre 2019. AFP / Xavier Leoty

Dominique Boutonnat, le patron du Centre national du Cinéma et de l’Image animée (CNC), est en garde à vue ce mercredi matin. Il est soupçonné d’agression sexuelle et de tentative de viol, explique l’AFP, confirmant une information de BFMTV.

Selon la chaîne, Dominique Boutonnat est accusé par son filleul de 22 ans, le fils d’un ami, de faits commis selon lui l’été dernier pendant les vacances. Le patron du CNC conteste ces accusations, indique son entourage à BFMTV.

Une plainte a été déposée en octobre dernier. Selon nos informations, une enquête judiciaire est ouverte par le parquet de Nanterre et confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine. Le parquet a indiqué n’avoir « pas connaissance d’autres plaintes » le concernant à ce stade.

Présenté comme un proche d’Emmanuel Macron

D’après le CNC, Dominique Boutonnat a contribué entre 2007 et 2019 au financement d’environ 250 œuvres telles que « Cleveland contre Wall Street » (2010), « Polisse » et « Intouchables » (2011), « La Belle Saison » (2015) ou encore « Le Chant du Loup » (2019).

Il est par ailleurs présenté comme un proche d’Emmanuel Macron. C’est le président qui l’avait nommé à la tête du Centre national du Cinéma et de l’Image animée en juillet 2019. A l’époque, ce choix avait fait grincer quelques dents, notamment du côté des cinéastes, en raison d’un rapport controversé dont Dominique Boutonnat était l’auteur, précisait L’Obs à l’époque.

Selon nos informations, depuis peu, le CNC propose à tous les producteurs qui travaillent avec lui une formation obligatoire intitulée « Prévenir et agir contre les violences sexistes et sexuelles au travail » sous menace de perdre son compte CNC. Durant cette formation, menée en partenariat avec l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, les participants sont soumis à un questionnaire et sont sensibilisés à cette thématique.