Chevaux mutilés : une ponette retrouvée morte dans le Tarn

La propriétaire de l’animal, qui a probablement été abattu, l’a découvert mort ce samedi matin sur la commune de Loupiac, près de Toulouse.

 La ponette, prénommée Epice, a été tuée dans son écurie avant d’être découverte par sa propriétaire (Photo d’illustration).
La ponette, prénommée Epice, a été tuée dans son écurie avant d’être découverte par sa propriétaire (Photo d’illustration).  AFP/Ben Stansall

Une enquête a été ouverte. Comme c'est malheureusement le cas presque au quotidien depuis maintenant plusieurs mois, une nouvelle fois, un cheval a fait les frais de l'inquiétante série d'attaques qui se multiplient un peu partout dans le pays.

Cette fois, c'est dans le Tarn, plus précisément sur la commune de Loupiac (au nord-est de Toulouse), que le drame s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi, révèle La Dépêche. Une ponette, prénommée Epice, a été tuée dans son écurie.

C'est la propriétaire du malheureux animal qui a fait la macabre découverte au matin. « Ça s'est produit à la sortie des paddocks, c'est vraiment devant chez nous. Ce n'est pas arrivé dans un pré, au fond d'un bois », raconte-t-elle au quotidien régional.

Malgré les rondes de surveillance

Les faits se sont déroulés tandis que les rondes de surveillance nocturne, mises en place dans le secteur depuis que les attaques contre les chevaux se multiplient, étaient toujours en cours. La mort d'Epice, visiblement causée par une arme à feu d'après les premiers éléments, s'est déroulée alors que l'animal était entouré de deux ânesses, un étalon, un troupeau de vaches et deux autres ponettes. Aucun d'entre eux n'ayant été agressé.

« L'animal ne souffrait d'aucune pathologie particulière. Il présentait un orifice au niveau du crâne, ce qui rend vraisemblable qu'il ait été tué par le tir d'un projectile dont la nature est pour le moment indéterminée », a déclaré dans un communiqué le procureur d'Albi Alain Berthomieu.

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Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie. Une autopsie vétérinaire doit être réalisée cette semaine, pour donner aux enquêteurs des précisions sur le type d'arme utilisé. Il y a quelques semaines, les autorités ont fait part de leur perplexité face à la recrudescence « inédite » de ces actes et à la difficulté d'enquêter face à cette « pluralité d'auteurs et de modes opératoires ».