Chalon : un directeur de centre pour ados visé par une enquête pour violences sur mineurs

Ce lieu de vie, en charge d’adolescents mineurs et majeurs en difficulté, avait fait l’objet d’une fermeture administrative en octobre 2019, demandée par le conseil départemental, après la lettre anonyme d’une mineure en fugue.

Le centre médico-psychologique de Bruyères dans les Vosges. (Capture d'écran)
Le centre médico-psychologique de Bruyères dans les Vosges. (Capture d'écran) Google Street View

Une information judiciaire pour violences sur mineurs a été ouverte lundi contre le directeur d’un centre d’accueil pour adolescents en difficulté de Frontenaud (Saône-et-Loire).

« Après examen des éléments de l’enquête préliminaire, le parquet du tribunal judiciaire de Chalon-sur-Saône a décidé, ce lundi, d’ouvrir une information judiciaire contre le directeur du centre Les Bruyères à Frontenaud (Jean-Claude Rossi, NDLR), et contre X, pour les chefs de violence sur mineurs et violence par personne ayant autorité », a indiqué Damien Savarzeix, procureur de la République à Chalon-sur-Saône.

Une fermeture administrative annulée en appel

Le « lieu de vie et d’accueil », Les Bruyères, en charge d’adolescents mineurs et jeunes majeurs, avait déjà fait l’objet d’une fermeture administrative en octobre 2019, demandée par le conseil départemental, après la lettre anonyme d’une mineure en fugue qui dénonçait des comportements et pratiques inadaptés.

Le directeur Jean-Claude Rossi avait alors fait appel de cette décision qui avait été annulée un mois plus tard. Et ce pour deux motifs : le signalement judiciaire de l’adolescente avait été classé sans suite en 2018 ; par ailleurs, la menace d’une fermeture faisait peser le risque de nombreux licenciements économiques, indiquait alors France 3.

Des accusations « délirantes »

Jean-Claude s’est plusieurs fois vivement élevé contre les accusations « délirantes » prononcées contre lui et son centre. « L’enquête préliminaire s’est intéressée à toute la vie du centre sur une longue période », a précisé ce lundi le parquet à l’AFP, sans plus de précisions.

Le centre Les Bruyères se définit comme une « structure non traditionnelle d’accueil d’adolescents […] dont les passages dans des structures traditionnelles d’accueil se sont soldés par des échecs », selon son site Internet. « La venue de ces jeunes dans une structure non traditionnelle […] peut s’avérer constructive », selon le centre.