Bouches-du-Rhône : mis en examen pour tentative de meurtre après avoir forcé un barrage routier

Après cet accident survenu à Arles, le conducteur était parvenu à fuir la zone grâce à des complicités familiales avant d’être arrêté trois jours plus tard.

 Illustration. Le gendarme a été percuté, alors qu’il participait à un contrôle routier.
Illustration. Le gendarme a été percuté, alors qu’il participait à un contrôle routier. LP/OLIVIER ARANDEL

Un homme de 24 ans a été mis en examen pour tentative de meurtre et écroué mardi après avoir manqué de percuter un gendarme en forçant un barrage routier il y a une semaine. Il avait provoqué un accident et fait trois blessés dans sa fuite.

Arrêté dimanche à Tarascon (Bouches-du-Rhône), trois jours après les faits qui se sont déroulés près d'Arles, cet homme a été présenté mardi à un juge d'instruction et mis en examen pour « tentative de meurtre » sur un gendarme, « refus d'obtempérer aggravé », « blessures involontaires » sur trois personnes dont deux autres gendarmes et « tentative d'évasion », a précisé le procureur de la République de Nîmes Eric Maurel.

Un refus d'obtempérer pour un simple défaut de permis

« Cette épouvantable affaire et cet accident qui va suivre débutent avec un barrage qui est franchi, un refus d'obtempérer pour un simple défaut de permis », a souligné M. Maurel lors d'une conférence de presse, précisant que sur le barrage routier un gendarme avait dû se jeter sur le côté pour éviter d'être percuté.

Le fuyard avait ensuite provoqué un accident et fait trois blessés graves, près de la commune de Fourques (Gard). Il aurait d'abord percuté un poids lourds, qui lui-même se serait déporté sur la chaussée pour aller renverser les deux motards du peloton motorisé de Nîmes à ses trousses.

« Ce soir-là il y aurait pu y avoir trois ou quatre morts. Il y a eu trois blessés, dont on ne se sait pas encore s'ils pourront marcher à nouveau, on ne sait pas si les motards pourront reprendre le travail », a insisté le procureur de Nîmes.

Après l'accident, le conducteur était parvenu à fuir la zone grâce à des complicités familiales avant d'être donc arrêté trois jours plus tard.