Bordeaux : des policiers à nouveau ciblés par des tirs de mortiers d’artifice

Après le commissariat de Champigny-sur-Marne ou encore Le Mans, des policiers ont à nouveau été attaqués ces derniers jours par cette arme détournée dans une cité du nord de Bordeaux.

 Les tirs de mortiers d’artifices se multiplient, particulièrement ces dernières semaines (Illustration)
Les tirs de mortiers d’artifices se multiplient, particulièrement ces dernières semaines (Illustration) LP/Marion Kremp

Ils sont considérés comme la nouvelle arme des émeutiers et se retrouvent régulièrement au cœur de l'actualité ces dernières semaines. Des tirs de mortiers d'artifice, initialement utilisés par les professionnels dans un cadre festif, ont encore visé lundi des policiers, a-t-on appris ce mercredi. Cette fois, c'est dans le nord de Bordeaux (Gironde) qu'une patrouille a subi la pluie de projectiles tandis que le ou les auteurs ont pris la fuite dans les immeubles de la cité du Grand Parc.

Selon Sud-Ouest, aucun blessé n'est à déplorer parmi les fonctionnaires, pris pour cibles par divers objets vers 20h15. L'un des policiers venu en renfort a par ailleurs évité de peu un véhicule fonçant sur lui.

Un effet de « mimétisme » ?

Une enquête a été ouverte pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique.

VIDÉO. Champigny-sur-Marne : Darmanin souhaite « interdire la vente de mortiers d'artifice » pour les particuliers

Interrogée sur l'hypothèse d'un éventuel effet de mimétisme de ces tirs de mortiers d'artifice après l'attaque d'un commissariat de Champigny-sur-Marne, une source policière précise que des tirs avec ce type d'engin d'artifice surviennent « de temps en temps ». Et que la police est « très présente » dans le quartier du Grand Parc, identifié « quartier prioritaire » de la politique de la ville, et récemment ciblé par des opérations proactives contre le trafic de stupéfiants.

Fin juillet dans cette même cité, trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) avaient essuyé des « tirs tendus de mortiers d'artifice » alors qu'ils attendaient l'évacuation de scooters volés. Les tirs, provenant d'un groupe d'une quinzaine d'individus, avaient touché le véhicule, et un policier à l'intérieur avait été légèrement brûlé à la main par un résidu d'explosif.

Cinq mineurs interpellés peu après l'agression avaient été remis en liberté à l'issue de leur garde à vue sans poursuite judiciaire, les enquêteurs ayant établi qu'ils n'avaient pas participé à l'agression, bien que présents à proximité.