Bas-Rhin : une femme tuée à l’arme blanche, son compagnon recherché

Le corps sans vie de Christine Bailly, une aide-soignante de 58 ans, a été découvert par les gendarmes samedi en début d’après-midi à son domicile de Wissembourg.

 Les enquêteurs se demandent si le compagnon de la victime a passé la frontière pour se rendre en Allemagne. (ILLUSTRATION)
Les enquêteurs se demandent si le compagnon de la victime a passé la frontière pour se rendre en Allemagne. (ILLUSTRATION) LP/OLIVIER BOITET

S'agit-il d'un nouveau féminicide ? Les gendarmes ont découvert le corps d'une femme, étendu au sol, samedi, à son domicile de Wissembourg, dans le Bas-Rhin. Selon France Bleu Alsace, il s'agit d'une aide-soignante de 58 ans tuée à l'arme blanche. Le corps présentait plusieurs plaies au cou et à la gorge. Son compagnon, un homme de 50 ans, est considéré comme le principal suspect et est recherché par les gendarmes.

Contactée par des amis de cet homme, inquiets de ne plus avoir de ses nouvelles, la gendarmerie s'est d'abord rendue au domicile du quinquagénaire. Il n'est pas chez lui mais dans sa maison, les gendarmes découvrent une lettre dans laquelle il annonce vouloir tuer sa compagne et laisse entendre qu'il veut également mettre fin à ses jours, d'après France 3 Grand Est.

« On ne sait pas où il peut aller »

Immédiatement, ils se rendent chez Christine Bailly. Trop tard. Quand ils entrent dans la maison, elle gît dans une mare de sang. Une autopsie doit avoir lieu mardi ou mercredi, notamment pour savoir avec quel type d'arme a été utilisé par son agresseur, précise le parquet de Strasbourg.

Toujours dans la nature, le compagnon de la victime a « coupé son téléphone portable juste après les faits » et est parti en voiture, précise une source proche du dossier à France Bleu.

Les enquêteurs se demandent désormais s'il a passé la frontière pour se rendre en Allemagne. Ils craignent également qu'il ne s'en prenne à celui qui entretenait depuis peu une relation avec Christine Bailly. « S'il est capable d'en arriver là avec elle, on ne sait pas où il peut aller », estime le parquet de Strasbourg.