Attaque de Conflans : une dixième personne en garde à vue

Parmi elles, quatre membres de la famille de l’assaillant sont actuellement entendus par les enquêteurs.

 Un policier à Eragny-sur-Oise, où l’assassin de Samuel Paty a été abattu.
Un policier à Eragny-sur-Oise, où l’assassin de Samuel Paty a été abattu.  AFP/Abdulmonam EASSA

L'essentiel

  • Un enseignant a été décapité, vendredi après-midi, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Il s’appelait Samuel Paty. Son agresseur présumé a été tué par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise).
  • Un hommage national sera rendu à l’enseignant mercredi.
  • Neuf personnes, dont un mineur, étaient toujours, samedi après-midi, en garde à vue.
  • Le suspect, Abdoullakh Abouyezidvitch A., un homme de 18 ans d’origine tchétchène, né à Moscou (Russie), n’était pas fiché S ni connu pour radicalisation.
  • Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

> Retrouvez les événements de ce samedi :

00h30. C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivi. Rendez-vous dès demain pour suivre les dernières informations après l'attaque de Conflans-Sainte-Honorine. Excellente soirée à tous.

Minuit. Jean Castex prône « une riposte plus ferme » quand un enseignant subit des menaces. « L'État sera à la hauteur de l'engagement (des enseignants) en répondant avec la plus grande fermeté à tous les ennemis de la République. Nous ne céderons rien, nous ne renoncerons jamais à ce que nous sommes : des citoyens libres et éclairés, dans une République laïque et solidaire, une et indivisible », fait valoir le chef du gouvernement dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. Il a réuni samedi les ministres de l'Intérieur, de l'Éducation nationale et de la Justice "pour déterminer une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces, même insidieuses".

22h38. Un homme « discret et franc ». Papa d'un garçonnet, amateur de tennis, «monsieur Paty» était un enseignant qui aimait « éduquer sans choquer ». Ceux qui l'ont côtoyé collègues, élèves ou dans sa vie quotidienne, sont unanimes.

22h16. Un numéro dédié mis en place par l'Education nationale. Cette ligne vise à apporter un soutien psychologique et une écoute pour tous les personnels de l'éducation nationale.

22h05. Retour sur les 11 jours qui ont influencé l'assassin. Une note des services de renseignement avait signalé la polémique survenue après un cours sur la liberté d'expression. Cette controverse, relayée sur les réseaux sociaux et instrumentalisée, s'est soldée par l'assassinat barbare d'un enseignant. Chronologie de onze jours qui ont transformé un garçon totalement inconnu des services de renseignement en terroriste islamiste, à lire ici.

21h50. « Il avait un regard froid et calculateur. » Dans le quartier de la Madeleine, à Evreux, où vivait Abdoullak Anzorov, l'auteur de l'attaque de Conflans, une ancienne habitante évoque le côté sombre d'un adolescent capable de s'emporter. D'autres ne l'ont jamais vu agressif. Tous sont sous le choc. Notre reportage à lire ici.

21h34. « On a voulu abattre un symbole de la République », selon Bernard Cazeneuve. L'ancien Premier ministre et ministre de l'Intérieur, en première ligne lors des attaques sanglantes qui ont émaillé le dernier quinquennat, tire les leçons de ses expériences passées et revient sur l'assassinat de Samuel Paty.

21h25. Les mots forts d'un collégien. Sur Twitter, la réaction d'un élève de Conflans, qui connaissait la victime, est largement partagée sur les réseaux sociaux. Du bon sens, de la répartie, et un discours qui fait du bien.

21h05. Damien Abad propose de panthéoniser Samuel Paty. Le chef des députés LR fait cette proposition ce samedi soir auprès du Parisien. « Il faut poser un acte symbolique fort. Ce professeur n'est pas une simple victime du terrorisme mais un martyr de la République », explique-t-il.

20h52. « Je n'en ai pas dormi de la nuit, c'est terrifiant ». Samuel Paty, le professeur d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine tué vendredi, résidait dans le quartier du Grillon d'Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise), où beaucoup d'habitants faisaient part samedi de leur vive émotion. Notre reportage à lire en cliquant sur ce lien.

20h45. Une perquisition a lieu ce samedi soir au collège du Bois d'Aulne. Un journaliste de France 2 affirme avoir vu plusieurs enquêteurs investir les locaux aux alentours de 19 heures. Ces derniers voudraient récupérer les cours et documents personnels du professeur, ainsi que des documents dans le bureau de la principale. Et remonter la chronologie du conflit entre le professeur et le parent d'élève placé en garde à vue.

20h32. « On a trop accepté qu'une forme de prosélytisme s'installe ». Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a prononcé ces mots ce samedi soir au journal télévisé de France 2. « La peur n'est pas notre religion. J'en appelle à l'unité du monde adulte, défendre sans peur et sans reproche la liberté, l'égalité, la fraternité et donc la laïcité. » « Nous devons tous être derrière nos professeurs », a-t-il poursuivi.

20h15. 259 morts du djihadisme en France, depuis l'attaque sanglante des locaux de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.

19h52. Najat Vallaud- Belkacem appelle au soutien des enseignants. Après l'assassinat de Samuel Paty, qui avait montré des caricatures de Mahomet en classe, l'ex-ministre de l'Education nationale estime qu'il faut aussi travailler toujours plus « pour que l'école incarne la promesse républicaine et sociale d'égalité ».

19h45. Les images de l'hommage à Conflans-Sainte-Honorine.

Conflans-Sainte Honorine : des centaines de personnes rendent hommage à Samuel Paty

19h25. Toutes les communes de France appellent à un hommage. L'Association des maires de France (AMF) a appelé samedi toutes les communes à rendre hommage à Samuel Paty. L'AMF, présidée par François Baroin (LR), « propose aux communes d'afficher sur leurs bâtiments le mot-dièse #jesuisenseignant, de respecter une minute de silence lors de la prochaine réunion du conseil municipal et choisir un jour de mise en berne du drapeau de la mairie », selon le communiqué.

19h18. Une nouvelle personne a été placée en garde à vue ce samedi. Dix personnes sont actuellement entendues dans le cadre de l'enquête ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

19h15. Des lycéens se confient. Au lycée Maurice-Ravel de Paris, non loin de l'Hyper Cacher frappé en janvier 2015, des élèves étaient sous le choc samedi après l'assassinat d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine. Entre les deux attentats, peu de choses ont finalement changé dans leur scolarité.

19h09. L'oncle de l'assaillant se dit « sous le choc ». Interrogé par BFMTV anonymement, l'homme explique ne pas arriver à croire ce qui s'est passé. « Je n'arrive pas à m'en remettre c'est impossible qu'il ait fait ça. Il a dû tomber sur des sites sur Internet, il s'est fait embrigader il ne peut pas aller couper une tête comme ça […] Toutes mes condoléances à ma famille, j'espère qu'ils accepteront nos condoléances. On s'excuse, devant la France entière on s'excuse. »

18h58. Un millier de personnes se sont réunies à Conflans, ce samedi. Les fleurs jonchent les grilles du collège du Bois d'Aulne, où travaillait Samuel Paty. « Il y aura un avant et un après 16 octobre en tant que prof : pour la première fois, un professeur est attaqué pour ce qu'il enseigne », lance Lionel, un enseignant d'histoire-géographie de la ville voisine d'Herblay (Val-d'Oise). « On est des milliers d'enseignants à procéder ainsi, à parler de laïcité, il faut arriver à mener ces jeunes-là à pouvoir vivre ensemble dans une société pacifiée », poursuit ce père d'une élève qui avait cours avec la victime, un « très, très bon professeur ».

Les fleurs jonchent les grilles du collège où travaillait Samuel Paty./AFP/Bertrand GUAY
Les fleurs jonchent les grilles du collège où travaillait Samuel Paty./AFP/Bertrand GUAY  

18h25. Recueillement à Saint-Denis. Une centaine de personnes se sont jointes devant l'hôtel de ville pour soutenir également la liberté d'expression ainsi que le corps enseignant. « Nous voulons montrer notre effroi et notre solidarité, explique Katy Bontinck, première adjointe au maire socialiste de Saint-Denis, Mathieu Hanotin. Un professeur est un symbole de la République et nous voulons réveiller les consciences. C'est également catastrophique de voir la façon dont la victime a été exposée sur les réseaux sociaux, avec cette vidéo d'un père qui a été relayée partout. » Stéphane Peu, député PCF était également présent tout comme le communiste Laurent Russier, prédécesseur de Stéphane Hanotin à la tête de la municipalité. « Il me semblait important de réagir immédiatement et que tous, nous nous retrouvions, que nous soyons élus à la ville ou à l'Assemblée nationale », souligne Stéphane Peu.

Les élus rassemblés devant l’hôtel de ville de Saint-Denis ce samedi. DR
Les élus rassemblés devant l’hôtel de ville de Saint-Denis ce samedi. DR  

18h13. L'Elysée annonce qu'un hommage national à Samuel Paty, l'enseignant assassiné, se tiendra mercredi. Le lieu n'est pas encore annoncé.

18h08. Des élus rassemblés à Lille. Écharpe tricolore autour du buste et « Unes » de Charlie Hebdo en main, des élus lillois se sont réunis place de la République. Ils donnent rendez-vous demain au même endroit à 15 heures à tous ceux qui veulent défendre la liberté d'expression.

18 heures. Un bilan meurtrier. Depuis les attentats de janvier 2015, les attentats djihadistes qui ont meurtri la France ont fait 259 morts.

17h45. Des rassemblements un peu partout. Outre place de la République à Paris, demain à 15 heures, des manifestations de solidarité seront aussi organisées à Marseille, Lille et Bordeaux.

17h30. Pour les hommages à venir. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a appelé les préfets à prendre « immédiatement toutes les mesures afin de garantir la sécurité des citoyens » qui participeront aux rassemblements en soutien à Samuel Paty. Dans ce message, consulté par l'AFP, le ministre demande que « tout incident ou trouble à l'ordre public en lien avec cet attentat et les réactions qu'il suscite » soit immédiatement rapporté à son cabinet.

17h20. Aucun lien avec la Russie. L'assaillant tchétchène n'avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, selon l'ambassade de Russie, citée par les agences russes. « Ce crime n'a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française », a affirmé un porte-parole de la représentation russe à Paris à l'agence Tass. Ajoutant : « l'important n'est pas où il est né, mais où, quand et comment il a été converti à une idéologie terroriste que la Russie condamne, bien sûr, sous toutes ses formes ».

17 heures. Un père qui n'a rien vu. Selon Le Point, le père de l'assaillant n'aurait pas vu la radicalisation de son fils. Employé dans la sécurité, il avait trouvé un job à son fils dans le même secteur, et lui avait acheté une voiture pour pouvoir se rendre sur ses différents lieux de travail.

16h45. Des centaines de personnes devant le collège. Environ 200 personnes, selon une estimation faite d'après les images des lieux, se trouvent toujours devant le collège du Bois-d'Aulne. Venus déposer des fleurs ou témoigner leur émotion au lendemain de la décapitation de Samuel Paty, ils partagent leur sidération.

16h40. Juppé « pleure ». « Je sors de mon silence politique pour dire mon indignation. La République est frappée au cœur : la liberté de pensée et d'expression, leur transmission par l'éducation. Je pleure avec toutes et tous cet enseignant valeureux. Résistance, résistance au fanatisme islamique criminel », écrit l'ancien Premier ministre sur Twitter.

16h30. Les syndicats enseignants appellent à se réunir dimanche. « Ça n'est pas par la haine que nous répondrons à la haine qui a coûté la vie à Samuel Paty mais par la promotion de la liberté, de l'égalité et de la fraternité », écrivent, dans un appel, diffusé sur Facebook, à se mobiliser demain place de la République, à Paris, la FSU, le Sgen-CFDT, l'Unsa-Education, auxquels s'est jointe la FCPE.

16h17. Neuf personnes toujours en garde à vue. Parmi elles figurent le père de famille à l'origine de la polémique contre le professeur, et un autre parent du collège du Bois d'Aulne est aussi en garde à vue. Comme nous l'avons révélé (lire ci-dessous à 13h30), Abdelhakim Sefrioui, fondateur du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine et membre du conseil des imams de France, est lui aussi en garde à vue.

16 heures. « Tchétchène 270 » était bien l'assaillant. Le message de revendication publié sur Twitter avec la photo de la tête de Samuel Paty a bien été publié sur le compte d'Abdoullakh Abouyezidvitch A., a indiqué le procureur national antiterroriste.

15h50. Des centaines de personnes réunies à Nice. Selon Nice Matin, des centaines de parents et enseignants, venus de tout le département des Alpes-Maritimes, se sont réunis à Nice, place Garibaldi, pour témoigner leur émotion et leur soutien à la liberté d'expression.

15h40. Un crime « abject » selon le Président du Conseil français du culte musulman. Mohammed Moussaoui se dit, auprès du Parisien, « horrifié par ce crime abject » et adresse ses « pensées et prières à la famille, aux proches, aux élèves et aux collègues de la victime ». Très ému, le président du CFCM condamne « un totalitarisme qui se cache derrière un vocabulaire musulman tout en reniant le message du livre sacré ». Selon lui, « ces terroristes sont des assassins qui n'ont de religieux que les slogans et dont les actes incarnent la trahison de tout ce qui est sacré ».

15h30. Ils disent « chiche » au CCIF. Deux députés incitent le CCIF à porter plainte contre eux. Alors que le Collectif contre l'islamophobie en France a annoncé sa volonté (lire à 14h40) de porter plainte pour avoir été « plusieurs fois diffamé et accusé d'avoir participé à une campagne de harcèlement contre l'enseignant » assassiné vendredi soir, le député de l'Essonne Francis Chouat leur a répondu : « n'hésitez pas. La République doit vous mettre hors d'état de nuire ». De même, Blandine Brocard, députée du Rhône, insiste : « OUI les parents qui ont appelé à la vindicte contre cet enseignant qui a fait son travail en instruisant ses élèves sont complices. Et OUI le CCIF qui était au courant, n'a rien fait et a encouragé, est responsable. N'hésitez pas déposer plainte contre moi ! »

15h17. Un père de famille au cœur du dossier. Le procureur confirme que le père de l'élève plaignante a été interpellé ce samedi matin à Chanteloup-les-Vignes, et placé en garde à vue. La demi-sœur de cet homme, déficiente mentale selon lui, avait rejoint la Syrie en 2014, il avait alerté la presse de cette situation.

15h16. L'assaillant a interrogé des élèves. Selon le procureur national terroriste, selon les premiers éléments de l'enquête, « l'auteur des faits était présent devant le collège dans l'après-midi, il avait demandé à des élèves de lui désigner le professeur ». Dans son téléphone ont été trouvés un texte de revendication, enregistré dans les notes de son téléphone à « 12h17 », et une photographie « horodatée à 16h57 » de la victime.

15h11. Samuel Paty avait porté plainte. Entendu le 12 octobre, dans le cadre de la plainte déposé contre lui par un père de famille, dont la fille disait avoir été exclue pour deux jours du collège parce qu'elle s'était désignée, à la demande du professeur, comme musulmane, le professeur avait affirmé au policier qu'il avait proposé à ses élèves de ne pas regarder les deux dessins qu'il allait leur montrer s'ils craignaient d'être heurtés. Si la jeune fille avait été exclue, c'était pour son comportement général dans l'établissement, notamment des retards récurrents, avait-il fait valoir. À l'issue de l'audition, il avait déposé plainte à son tour pour diffamation publique.

15h09. Le procureur déroule les faits. Après avoir tiré à cinq reprises sur les policiers, l'assaillant a tenté, selon le procureur, de lancer des coups de couteau aux policiers qui venaient l'appréhender. Il est décédé. Son corps présente neuf impacts de balle, selon le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard. Un poignard, une arme de poing de type Airsoft et cinq cartouches de gaz ont été saisis.

15h07. Deux attentats en quelques semaines. C'est le second attentat qui se déroule pendant le procès des attentats de janvier 2015, cela confirme le très haut niveau de menace actuel en France, selon le procureur.

15h05. La conférence de presse du procureur national antiterroriste Jean-François Ricard commence.

14h40. Le CCIF porte plainte. Le Collectif contre l'islamophobie en France annonce sur Twitter vouloir porter plainte « plusieurs fois diffamé et accusé d'avoir participé à une campagne de harcèlement contre l'enseignant » assassiné vendredi soir.

14h22. Mélenchon espère de nombreux rassemblements demain. Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, interrogé en marge d'une manifestation, espère, en plus de celui prévu à Paris, un rassemblement « sur toutes les places de la République de notre pays ». « Il est important que les terroristes sachent que l'école est en France l'une des deux colonnes de la République, avec la liberté de l'information », ajoute-t-il.

14h15. L'indignation de Mélenchon. « Le terroriste islamiste qui a posé cet acte salit sa religion. Ici c'est la France, on ne tue pas au nom de la religion, ceux qui le font doivent être capturés et punis ».

Interrogé en marge d'une manifestation à Paris, le député LFI Jean-Luc Mélenchon juge qu'il est « absolument invraisemblable et inouï, stupéfiant, qu'on puisse en France commettre un tel crime ». Il s'interroge sur « le fait que pendant plus d'une semaine on a pu menacer cet enseignant et cette école sans qu'il ne se passe strictement rien ». Il s'inquiète aussi que « pour la deuxième fois », la communauté tchétchène ait pu s'organiser pour quitter le cadre de la République, deux mois après le déferlement de violences à Dijon.

13h55. Un rassemblement demain place de la République. Le journal Charlie Habdo, endeuillé pour les mêmes raisons qui ont causé la mort de Samuel Paty, le collectif Dessinez Créez Liberté, SOS Racisme et des syndicats d'enseignants, dont la CFTC, appellent à se rassembler demain dimanche, à 15 heures, place de la République à Paris, pour dénoncer la « terreur » et soutenir la liberté et les enseignants.

13h30. Un influent prédicateur en garde à vue. Abdelhakim Sefrioui, fondateur du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine et membre du conseil des imams de France, fait partie des gardés à vue, selon nos informations. Cet homme, connu des services de renseignement, avait accompagné le père d'élève mécontent du cours du professeur Paty liberté d'expression et les caricatures de Mahomet, lorsqu'il s'est rendu chez la principale du collège. Il a exprimé ensuite son indignation dans une vidéo postée sur Twitter, dans laquelle il exige « la suspension immédiate de ce voyou ».

13h15. Au sujet de la campagne dont a été victime l'enseignant. Jean-Michel Blanquer estime que l'Education nationale a eu les réactions « appropriées », en mettant en place « un travail à la fois de soutien du professeur et de dialogue avec les parents », a-t-il affirmé.

13h10. Minute de silence et plus encore. Le lundi 2 novembre, jour de la rentrée des classes, une minute de silence sera organisée, annonce Jean-Michel Blanquer. D'autres initiatives à préciser seront également prises. « Ce sera élaboré collectivement. Si les enfants et adolescents voient notre force et l'unité du monde adulte, ils verront que ces valeurs doivent être les leurs et respectées au quotidien. »

13h05. « Connaissances et valeurs ». « Nous transmettons à nos enfants des connaissances et des valeurs. La liberté, l'égalité et la fraternité, c'est très concret. Travaillons à cette transmission des valeurs aux enfants », insiste Jean-Michel Blanquer.

13 heures. Blanquer annonce des mesures pour la rentrée. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, annonce qu'un « cadrage » sera donné pour la rentrée des classes, dans deux semaines, sur « ce qui doit être fait avec nos élèves ».

12h30. Un numéro de soutien psychologique pour les habitants de Conflans. Le maire de la ville, Laurent Brosse, annonce que trois permanences d'écoute ont été mises en place « pour les parents, les enseignants et en premier lieu les élèves ». Un numéro est aussi accessible « à toute personne qui aurait besoin de parler : le 01.44.49.24.30 ». « Nous sommes dans une ville qui n'a pas l'habitude de vivre des événements de délinquance. Nous nous relèverons tous ensemble, grâce à notre esprit de solidarité », a aussi réagi l'élu sur place.

12h14. L'hommage prévu par l'Elysée devrait se tenir la semaine prochaine. La date précise et le lieu ne sont pas encore déterminés.

12h10. La communauté tchétchène « horrifiée ». La communauté tchétchène est « horrifiée » par l'attentat, affirme l'Assemblée des Tchétchènes d'Europe qui « condamne avec la plus grande fermeté » les faits commis par un Russe tchétchène de 18 ans. « Notre communauté est horrifiée comme tous les Français par cet incident. Aucune communauté ne peut être tenue pour responsable pour tous les actes isolés de ses ressortissants. »

12h05. Blanquer : « La République ne reculera jamais, jamais, jamais ». « La laïcité est synonyme de liberté garantissant » la liberté, l'égalité et la fraternité, estime Jean-Michel Blanquer. « La République est forte de ceux qui la composent. Elle ne reculera jamais, jamais, jamais devant aucune terreur ni aucune intimidation. Votre métier est le plus essentiel, celui de transmettre à nos enfants les savoirs et les valeurs qui sont notre bien commun. »

12 heures. Le professeur a été assassiné car il incarnait « le savoir au service de l'esprit critique ». Jean-Michel Blanquer affirme que Samuel Paty a été assassiné car il incarnait « le savoir au service de l'esprit critique » et car il a « donné un cours en lien avec l'un des piliers de la démocratie : la liberté d'expression ». « Lorsqu'un de ses membres est visé, c'est toute l'institution qui est attaquée », ajoute-t-il.

11h55. Le message de Blanquer aux enseignants. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a diffusé une vidéo à destination des enseignants, comme il l'avait annoncé. « Samuel Paty incarnait la République dans ce qu'elle a de plus noble : son école. Il a été lâchement assassiné par les ennemis de la liberté. Nous serons unis, fermes et résolus. »

11h50. Castex : « Émanciper de tous les totalitarismes et de tous les obscurantismes. » Dans un message sur Twitter, le Premier ministre, Jean Castex, affirme que « dans nos écoles, collèges, lycées, partout, nos enseignants continueront à éveiller l'esprit critique des citoyens de la République, à les émanciper de tous les totalitarismes et de tous les obscurantismes. Et nous serons là, avec eux : je l'ai dit ce matin à leurs représentants ».

11h45. Conseil de Défense ce week-end. Selon nos informations, un Conseil de défense est prévu pendant le week-end à l'Elysée, le siège de la présidence de la République, dans la foulée de l'attentat commis vendredi soir. Cette réunion rassemble les plus hauts responsables politiques (président de la République, Premier ministre, ministres) ainsi que de haut gradés militaires et des responsables du renseignement.

11h40. Un parent avait porté plainte. Le ministère de l'Intérieur confirme que le professeur assassiné vendredi était visé depuis la semaine dernière par la plainte d'un parent d'élève indigné qu'il ait montré des caricatures de Mahomet. Selon une source proche du dossier, il s'agit « manifestement » du parent d'élève en garde à vue. Celui-ci avait diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il qualifiait l'enseignant de « voyou ». Le professeur avait, quelques jours plus tard, porté plainte à son tour pour diffamation, comme l'a annoncé BFMTV.

11h30. La date de l'hommage national à préciser. Comme Le Parisien l'annonçait plus tôt dans la matinée, un hommage national aura bien lieu en mémoire du professeur assassiné vendredi, confirme la présidence de la République. L'Elysée précise qu'il est organisé en coordination avec la famille. Sa date reste à déterminer.

11h25. Condamnation et critiques d'EELV. Le parti écologiste EELV condamne, dans un communiqué, « cet acte d'une violence inouïe qui se revendique du terrorisme islamiste ». « Rien ne peut justifier un tel crime et toute la lumière doit être faite sur les motivations de l'auteur. »

Dans le même temps, le parti s'insurge contre toute récupération politique. « Rien n'autorise non plus une instrumentalisation politique de cet acte visant à stigmatiser une partie de nos compatriotes musulmans ou à enfreindre nos libertés fondamentales. »

Les Verts mettent enfin en cause la « paupérisation du service public de l'enseignement qui laisse aujourd'hui les professeurs, seuls, garants des principes de la République […] L'éducation et la construction de l'esprit critique sont la condition de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme. ».

11h15. Hommage à Laval. Des professeurs du lycée Douanier-Rousseau de Laval, en Mayenne, rendent hommage au professeur assassiné vendredi avec pour mot d'ordre « Plus jamais ça », rapporte France bleu.

11 heures. Réunion interministérielle. Le Premier ministre, Jean Castex, commence une réunion avec les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de la Justice, Éric Dupond-Moretti, et de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

10h50. « La colonne vertébrale de la République a été visée ». « La laïcité, colonne vertébrale de la République, a été, à travers cet acte ignoble, visée », déclare le Premier ministre, Jean Castex, devant les syndicats enseignants lors d'une réunion au ministère de l'Education nationale. « Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées. »

10h40. Des fleurs devant le collège. Olivier et Sabrina sont venus déposer des fleurs devant le collège où travaillait le professeur assassiné, accompagnés de leur fils qui avait cet enseignant en cours, rapporte notre journaliste sur place. « Je l'ai rencontré en début d'année, c'était un bon pédagogue », raconte Sabrina. « On a longuement parlé avec notre fils de tout ça. C'est très compliqué. La nuit a été très dure. »

AFP/Bertrand Guay
AFP/Bertrand Guay  

10h30. Un possible hommage national. Selon nos informations, la présidence de la République étudie la possibilité d'un hommage national à l'enseignant avec la famille de celui-ci. La tenue de cet hommage dépendra de la volonté de la famille.

10h15. L'Allemagne aux côtés de la France. Dans un message sur Twitter, le ministère allemand des Affaires étrangères dit se tenir « aux côtés de nos amis français ». « Je condamne l'attaque odieuse de #ConflansSainteHonorine. Nous sommes fermement aux côtés de nos amis français. Nous ne devons jamais être intimidés par la terreur, l'extrémisme et la violence », écrit le ministre Heiko Maas.

10h10. Le message de la présidente de la commission européenne. Dans un tweet rédigé en français, Ursula von der Leyen, la présidente de la commission européenne, l'équivalent d'un gouvernement de l'Union européenne, adresse ses « pensées » aux enseignants, indispensables à la formation de « citoyens ». « J'ai appris avec horreur l'assassinat d'un professeur à Conflans-Ste-Honorine. J'adresse mes condoléances à sa famille et aux Français. Mes pensées vont aussi aux enseignants, en France et partout en Europe. Sans eux, il n'y a pas de citoyens. Sans eux, il n'y a pas de démocratie. »

10h05. Le point sur les gardés à vue. Quatre personnes ont été placées en garde à vue vendredi, cinq autres aux premières heures ce matin. Cinq d'entre elles, selon nos informations, sont des membres de la famille du terroriste, dont un mineur. Quatre autres sont des personnes sans lien familial, dont un parent d'élève auteur d'une vidéo contre le professeur.

10 heures. Un parent ayant diffusé une vidéo en garde à vue. Le Parisien est en mesure de confirmer que parmi les gardés à vue se trouve un parent d'élève qui a fait une vidéo pour dénoncer l'utilisation des caricatures de Mahomet lors d'un cours de l'enseignant décapité vendredi.

9h55. Marlène Schiappa « choquée » par certains propos. « Je suis choquée de choses que j'entends depuis hier soir dans le débat public, de gens qui témoignent en disant Ah oui, mais si l'enseignant avait montré des caricatures… Comme si cela justifiait que l'on décapite un vendredi à 17 heures, à la sortie du collège, un prof d'histoire! » Interrogée sur franceinfo, la ministre déléguée à la citoyenneté auprès du ministre de l'Intérieur ajoute que « les islamistes prospèrent sur la bêtise, l'ignorance, l'endoctrinement, la haine. Ce que nous avons vécu hier, cela nous montre à quel point c'est le combat de l'obscurantisme contre les Lumières, de la terreur contre l'éveil, de la violence contre l'éducation ».

9h45. « Dieu a donné cette permission à l'homme, de caricaturer le divin ». Interrogé sur BFMTV, le grand imam de Bordeaux, Tarek Oubrou, affirme que « Dieu a donné cette permission à l'homme de caricaturer le divin […] Théologiquement c'est établi dans les textes ».

9h35. Un seul parent d'élève en garde à vue. Alors que l'AFP fait état de deux parents d'élève en garde à vue, selon nos informations, un seul parent d'élève est en fait interrogé par les enquêteurs.

9h15. Un différend entre parents et l'enseignant. Les deux parents d'élève placés en garde à vue personnes ont eu un différend avec l'enseignant sur les caricatures de Mahomet que l'enseignant a montrées en classe.

9 heures. Confirmation de l'identité du terroriste. L'identité de l'assaillant, sur lequel a été trouvée une pièce d'identité, a été confirmée par les enquêteurs. Il s'agit bien d'un jeune Russe tchétchène de 18 ans, né à Moscou.

8h50. Les images de la confrontation entre le terroriste et la police. Visible sur notre site depuis hier soir, revoici la vidéo d'un riverain qui a assisté au face-à-face entre le terroriste et la police. Plus de détails sur la scène dans cet article.

Conflans-Saint-Honorine : le moment où les policiers tirent sur un homme armé d'un couteau

8h40. Le profil des nouveaux gardés à vue. Alors que les quatre premières personnes gardées à vue étaient issues de la famille de l'assaillant, le spectre est plus large concernant les cinq dernières. Il s'agit de deux parents d'élève du collège où travaillait la victime ainsi que de personnes issues de l'entourage non familial de l'assaillant.

8h30. Cinq gardes à vue supplémentaires. Cinq nouvelles personnes sont en garde à vue dans l'enquête sur cet attentat, portant leur nombre total à neuf.

8h05. Le monde enseignant sous le choc. « La question de savoir ce qu'on pourra dire en classe désormais se pose », explique une enseignante. Dans cet article, Le Parisien s'attarde sur l'onde de choc causée dans le corps enseignant par l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine qui a coûté la vie à un professeur d'histoire-géographie.

7h50. Conférence de presse du procureur. Le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, doit donner une conférence de presse dans l'après-midi.

7h40. Le risque de l'autocensure. « Une autocensure va s'installer dans le monde enseignant », redoute Iannis Roder, qui enseigne depuis plus de 20 ans en collège en Seine-Saint-Denis. « Tuer un enseignant, c'est tuer cette volonté d'ouvrir les enfants au monde. Au niveau du symbole, il n'y a pas pire que de s'attaquer à un professeur », ajoute-t-il. Son interview est à lire dans cet article.

7h30. Les témoignages des habitants et parents d'élèves. « Je ne peux pas croire que le prof de mon fils se soit fait couper la tête », dit un parent. « Mon fils est scolarisé ici, il m'a déjà dit qu'il ne voulait plus jamais revenir au collège », assure un autre. Dans cet article, Le Parisien recueille les témoignages d'habitants de Conflans et de parents d'élèves.

7h20. Blanquer va rencontrer la communauté éducative. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, va rencontrer dans la matinée des représentants du personnel de l'établissement où enseignait la victime ainsi que des parents d'élèves.

7h10. Le message à venir de Blanquer. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, doit s'adresser à l'ensemble des professeurs dans une vidéo.

7 heures. Bonjour à tous. Ce direct va vous permettre de suivre les informations relatives à la mort d'un professeur, vendredi, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), sauvagement tué par un jeune homme de 18 ans abattu dans la foulée par les forces de l'ordre.

Emmanuel Macron à Conflans-Sainte-Honorine : « Un attentat islamiste caractérisé »