Affaire Griveaux : Pavlenski et de Taddeo demandent la nullité de leur interpellation

L’artiste russe qui avait dévoilé les vidéos sexuelles de Benjamin Griveaux conteste des points de procédures découlant de son interpellation dans une autre affaire.

 Piotr Pavlenski lors d’une interview au Parisien, le 21 février 2020.
Piotr Pavlenski lors d’une interview au Parisien, le 21 février 2020. LP/Guillaume Georges

Les avocats de l'artiste russe Piotr Pavlenski et de sa compagne Alexandra de Taddeo ont demandé ce mardi devant la cour d'appel de Paris la nullité d'actes d'enquêtes dans l'affaire Griveaux.

Mes Yassine Bouzrou et Noémie Saidi-Cottier estiment que leur interpellation, le 15 février 2020, n'était pas régulière et demandent donc la nullité d'un certain nombre d'actes d'enquête qui en découlent. Le parquet général de la cour d'appel de Paris a demandé le rejet de ces demandes de nullité, et la décision a été mise en délibéré au 23 février.

Me Bouzrou avait déjà demandé l'annulation de la garde à vue de son client.

Le réfugié politique russe Piotr Pavlenski et sa compagne avaient été interpellés il y a près d'un an dans l'ouest de Paris, devant l'objectif d'un photographe de l'agence Bestimage, dirigée par Michèle Marchand, une proche de nombreuses personnalités et du couple Macron. La publication par Paris Match des photos de l'arrestation avait conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire le 28 février, pour comprendre qui avait pu alerter le photographe de l'imminence de l'interpellation. Deux policiers ont été mis en examen le 10 septembre pour « violation du secret professionnel » et l'un des deux, soupçonné d'avoir falsifié un procès-verbal, également pour « faux en écriture publique ». Alexandra de Taddeo a porté plainte contre « Mimi » Marchand l'été dernier.

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Piotr Pavlenski s'est expliqué il y a dix jours devant une juge d'instruction de l'affaire qui avait déclenché son arrestation : une rixe le soir du réveillon chez son ami Juan Branco, qui n'est plus son avocat. Mais elle était intervenue le jour où Benjamin Griveaux portait plainte pour la diffusion de vidéos à caractère sexuel qu'il avait envoyée à Alexandre de Taddeo lorsqu'ils avaient une relation.

Pour Me Saidi-Cottier, sa cliente a été interpellée « artificiellement » dans l'affaire des violences lors du réveillon alors que l'objectif des enquêteurs était de la « garder » au commissariat jusqu'à ce que « M. Griveaux finalise sa plainte » la visant avec M. Pavlenski, permettant ainsi l'ouverture d'une enquête par le parquet et son placement garde à vue pour ces faits. « On sait bien que toute la procédure ne sera pas annulée, mais il y a des procès-verbaux policiers qui sont mensongers », a-t-elle insisté.

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