Rentrée post-Covid en Essonne : les cars scolaires s’adaptent aux mesures sanitaires

Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a visité ce vendredi à Athis-Mons l’entreprise de cars Nedroma, qui transporte 6000 élèves par jour.

 Athis-Mons, ce vendredi 28 août 2020. Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari (au centre), a visité les locaux de l’entreprise de cars Nedroma avant la rentrée.
Athis-Mons, ce vendredi 28 août 2020. Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari (au centre), a visité les locaux de l’entreprise de cars Nedroma avant la rentrée. LP/B.S

Dans les établissements scolaires, les conditions de cette rentrée 2020 s'annoncent inédites. Pour les élèves qui empruntent les transports chaque jour pour se rendre en cours, les précautions sanitaires débuteront dès leur montée dans le car.

Ce vendredi, à Athis-Mons, le ministre chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, est venu s'assurer que tout serait prêt pour la semaine prochaine. Il a été accueilli par la société de cars Nedroma, qui transporte des élèves matin et soir depuis 20 ans. Le « scolaire » représente 30 % de leur activité. Soit 6000 élèves dans le sud du Val-de-Marne et dans toute l'Essonne, de Yerres à Chamarande.

Avec le Covid, les conditions de travail des 200 chauffeurs ont profondément changé. Désormais, ils reçoivent leurs ordres de départ par téléphone. Un protocole sanitaire strict a été établi. « On désinfecte tous nos véhicules (sols, rideaux, barre de maintien) et nos locaux au quotidien, explique Chaouki Sidhoum face au ministre des Transports. On distribue des masques à nos chauffeurs, du gel et des lingettes pour les poignées et le volant. »

Athis-Mons, ce vendredi. Le ministre des Transports, dans un car de Nedroma./LP/B.S
Athis-Mons, ce vendredi. Le ministre des Transports, dans un car de Nedroma./LP/B.S  

Pas de politique d'un siège sur deux

Jusqu'ici, les cars ne permettaient qu'à un passager sur deux de s'asseoir. Mais avec la rentrée, ce système devient impossible, à moins de doubler sa flotte de véhicules. Alors, Nedroma va essayer de « faire adopter la meilleure distanciation possible », explique son patron. « S'il y a un groupe de 40 pour 60 places, on essaiera de les répartir, mais aussi d'unir les fratries », précise Chaouki Sidhoum.

Un discours auquel le ministre acquiesce, tout en soulignant que le masque reste « la pierre angulaire » du système sanitaire en cette période. Jean-Baptiste Djebbari est aussi venu prendre la mesure des pertes économiques de Nedroma liées à la crise du Covid-19.

« On a perdu 80 % de notre chiffre d'affaires avec le Covid, déplore Chaouki Sidhoum. Heureusement, on a été indemnisés par Ile-de-France Mobilités, ce qui nous a permis de rester à flots. » Nedroma a également formulé une demande de prêt garanti par l'Etat. Selon Chaouki Sidhoum, 20 % de ses salariés restent en activité partielle. « On est un peu inquiets, parce qu'on manque de visibilité, mais ça reprend », note le président du groupe, avec une pointe d'espoir.