Pussay : Louis Bertignac suit de près les avancées du chantier de sa future école

L’ancien membre du mythique groupe de rock Téléphone a hâte d’inaugurer cette école maternelle, la première à porter son nom. Ouverture prévue à la rentrée 2021.

 Pussay, le 25 novembre 2020. Louis Bertignac (chapeau noir), artiste et ancien membre du groupe Téléphone, s’est rendu à Pussay sur le chantier d’une école maternelle qui portera son nom. Il était avec sa compagne Laetitia Brichet et le maire de la commune, Grégory Courtas (masque blanc).
Pussay, le 25 novembre 2020. Louis Bertignac (chapeau noir), artiste et ancien membre du groupe Téléphone, s’est rendu à Pussay sur le chantier d’une école maternelle qui portera son nom. Il était avec sa compagne Laetitia Brichet et le maire de la commune, Grégory Courtas (masque blanc). LP/Cécile Chevallier.

Un rockeur, ça aime aussi les honneurs. Louis Bertignac, l'ex-guitariste de Téléphone, légendaire groupe de rock dans les années 1980, s'est rendu ce mercredi matin à Pussay pour la 3 e fois en un an. Il a procédé à une visite de chantier spéciale aux côtés du maire (EELV) du village du sud Essonne, Grégory Courtas : la future école maternelle qui doit ouvrir en septembre 2021 et qui portera son nom.

« En tant que fan de Téléphone, je voulais rendre hommage à ce premier groupe français de rockstars, confie Grégory Courtas. Comme Jean-Louis Aubert (NDLR : le chanteur du groupe) a déjà une école qui porte son nom à Nantua (NDLR : dans l'Ain), j'ai pensé à Louis Bertignac. C'est un musicien exceptionnel, un sacré parolier, il a quand même écrit « Cendrillon », chanson devenue plus qu'un tube. »

Par l'intermédiaire d'une amie, l'édile réussit à se procurer une adresse postale. Il prend donc sa plume pour convaincre Louis Bertignac d'accepter. « Un peu comme un enfant qui écrit sa lettre au Père Noël, sourit Grégory Courtas. Sans réponse, j'ai écrit un second courrier. »

Louis Bertignac : «J'étais très impressionné, c'était la première fois que je parlais à un maire »

Qui tape dans le mille puisque Nathalie, la secrétaire de mairie, reçoit un beau jour un appel de Louis Bertignac. « J'étais tout intimidé, je parlais à un grand artiste, qu'on voyait en plus durant cette période toutes les semaines sur TF 1 car il était juré du télécrochet « The Voice », raconte Grégory Courtas.

« J'étais aussi très impressionné, c'était la première fois que je parlais à un maire, enchérit Louis Bertignac. C'est un honneur, on ne refuse pas un tel cadeau. Je ne m'y attendais pas du tout. »

Le guitariste hors pair suit donc le projet de très près. Il est venu une première fois en septembre 2019, où l'architecte Richard Brille a pu lui présenter le projet de l'école qui comptera six classes. « Nous sommes revenus en février dernier, indique Laetitia Brichet, la compagne de Louis Bertignac et maman de son dernier petit garçon âgé de 4 ans. Louis est très fier qu'une école porte son nom. Il est très touché. »

Il sera donc de nouveau présent le 21 juin 2021 pour l'inauguration. Une date pas choisie au hasard puisque ce sera la fête de la musique, et il passera peut-être une tête dans les salles de classe le jour de la rentrée en septembre 2021.

Une école de musique tournée vers le rock en plus ?

Louis Bertignac a aussi plein d'idées pour cette maternelle. « Je pousse le maire pour que l'école soit complétée par une école de musique tournée vers le rock, annonce l'artiste. Plutôt qu'apprendre des comptines aux petits, autant les mettre tout de suite aux Beatles. »

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De quoi plaire à Grégory Courtas et à l'équipe municipale. « On va le faire, assure l'élu. On pourrait aussi faire apprendre aux enfants l'harmonica plutôt que la flûte, propose le maire. Louis adore l'harmonica. Quand il est venu en 2019, nous avions aussi Greg Zlap, harmoniciste très célèbre, il a notamment accompagné Johnny Hallyday pendant des années. »

Avant de concrétiser tout cela, il faut déjà boucler les travaux. Pendant la visite du chantier, les équipes ont montré à Louis Bertignac les polices imaginées pour écrire son nom sur le fronton de l'école : ses initiales transformées en notes de musique, évidemment.

Pussay, le 25 novembre 2020. Louis Bertignac a pu valider la typo qu’il préfère : ses initiales transformées en notes de musique. LP/Cécile Chevallier.
Pussay, le 25 novembre 2020. Louis Bertignac a pu valider la typo qu’il préfère : ses initiales transformées en notes de musique. LP/Cécile Chevallier.  

« C'est royal cette école, s'exclame Louis Bertignac à la fin de la visite. S'ils ne sont pas bien ici, ils le seront nulle part. Les salles de classe vont être super lumineuses, c'est spacieux, ils vont avoir une belle agora pour jouer aux échecs, aux dames, et j'espère aussi à la guitare ! »

Un projet à trois millions d’euros

Pour financer cette future école maternelle entièrement sortie de terre, la commune de Pussay a dû rassembler 3 millions d’euros. « Nous avons des subventions qui émanent de l’Etat, de la région et du département à hauteur de 1,2 million d’euros, détaille Grégory Courtas, le maire (EELV) de la commune de 2 000 habitants. Nous avons aussi un million qui vient de la banque des territoires. Et 800 000 euros de fonds propres. »

Une somme très importante pour une ville comme Pussay. « Nous avons pu la rassembler grâce à une hausse des impôts fonciers pendant 4 ans (NDLR : qui avait suscité à l’époque de vives polémiques) lors du précédent mandat, poursuit Grégory Courtas. Nous avons ainsi pu mettre de côté 200 000 euros tous les ans, et offrir un pôle scolaire complet et à la hauteur pour nos élèves. »