La ville de Ris-Orangis mobilisée pour aider la convention citoyenne pour le climat

La commune organisait ce dimanche une rencontre-débat sur la transition écologique en présence de trois membres de la convention citoyenne pour le climat. Le maire en a profité pour annoncer le vote prochain d’une aide financière pour son fonctionnement.

 Ris-Orangis, 4 octobre 2020. Trois membres de la convention citoyenne pour le climat ont participé au débat sur la transition écologique.
Ris-Orangis, 4 octobre 2020. Trois membres de la convention citoyenne pour le climat ont participé au débat sur la transition écologique. LP/Laurent Degradi

Un jour d'août 2019, Sylvie Larose apprend par un surprenant coup de fil qu'elle vient d'être tirée au sort. Cinq semaines plus tard à peine, cette habitante d'Athis-Mons gravit les marches du Palais d'Iéna à Paris aux côtés des 149 autres hommes et femmes de tous âges retenus pour composer la Convention citoyenne pour le climat (CCC). Ce dispositif mis en place par le gouvernement a pour objectif d'émettre des propositions afin de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2040. Ce dimanche, Sylvie, ainsi que deux autres membres de la CCC, figurait parmi les intervenants des états généraux sur la Covid-19 organisés par la ville de Ris-Orangis lors d'un premier débat sur la transition écologique.

L'occasion pour son maire Stéphane Raffalli (PS) de lancer une initiative destinée à faciliter l'action des membres de cette convention. « Il faut savoir que 30 000 euros à peine sont alloués aux frais de transport annuels de ces 150 personnes. C'est très insuffisant et cela les empêche de jouer pleinement leur rôle d'ambassadeur qu'ils sont pour nos territoires, explique l'élu. C'est pour cela que je profite de ce débat pour lancer un appel à toutes les communes afin qu'elles apportent un soutien financier à la CCC. »

Une contribution de 10 centimes par habitant

Ainsi, lors du prochain conseil municipal, une subvention en faveur de la convention citoyenne, désormais organisée en association, sera mise au vote. « Nous partirons sur une contribution de dix centimes par habitant soit une aide totale de 3 000 euros », complète Stéphane Raffalli.

« Chaque membre de la convention perçoit une compensation financière à la manière des jurés de cour d'assises. La condition qui nous a été imposée est d'être disponible sur six week-ends entre début octobre 2019 et fin janvier 2020 », explique Sylvie Larose intégrée au groupe de travail « Produire et Travailler ».

« Ces thématiques nous ont été attribuées par tirage au sort et pas en fonction de nos affinités ou connaissances techniques, ajoute-t-elle. J'avoue qu'à l'issue du premier week-end de travail de la convention citoyenne, j'ai pris une grosse claque après les interventions des divers experts et leur analyse sur la situation du climat dans notre pays. »