Forêt de Sénart : coup d’envoi de quatre semaines de procès pour le violeur présumé

Le procès d’Aïssa Z., 45 ans, s’est ouvert ce mardi matin devant la cour d’assises de l’Essonne. L’homme est accusé de 34 viols, tentatives de viols et agressions sexuelles entre 1995 et 2001.

 Evry-Courcouronnes, ce mardi. Ouverture du procès aux assises du violeur présumé de la forêt de Sénart.
Evry-Courcouronnes, ce mardi. Ouverture du procès aux assises du violeur présumé de la forêt de Sénart. LP/S.M.

Le procès du violeur présumé de la forêt de Sénart s'est ouvert ce mardi matin à 9 h 30 devant la cour d'assises de l'Essonne à Evry-Courcouronnes. Petit, le crâne rasé, portant de petites lunettes rondes et un masque, l'accusé, âgé de 45 ans, a décliné son identité et s'est assis dans le box vitré pour ce procès prévu sur quatre semaines. Avisé qu'il pouvait garder le silence, il répond : « Je vais répondre aux questions ». En garde à vue, il avait affirmé ne plus avoir de souvenirs. Depuis qu'il est écroué, il n'a cessé de nier les faits.

Pas moins de 66 témoins et experts sont attendus à la barre. Aïssa Z. est accusé de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles avec violences et sous la menace d'une arme sur 34 femmes. Des viols commis en forêt de Sénart entre 1995 et 2001.

Des victimes présentes au procès

Sur les bancs des parties civiles, dix victimes et proches de victimes sont présents. Quelques parties civiles ont demandé à témoigner à huis clos au cours du procès. Quatre victimes sont depuis décédées.

Aïssa Z. n'avait été interpellé qu'en 2015 à Roubaix (Nord), vingt après la commission des premiers faits, grâce à un rapprochement ADN. L'homme est alors marié et père d'un enfant. Plusieurs scellés, contenant notamment des traces de sperme du violeur, avaient été récupérés durant l'enquête. Mais il a fallu attendre 2015 avant que ce dernier ne « matche », grâce à une nouvelle technique, l'ADN en parentèle, qui a permis de l'identifier.

Le mode opératoire du violeur était constant. Circulant à mobylette, à scooter ou à vélo avec un casque intégral masquant son visage, il faisait des repérages, dépassait sa victime puis s'arrêtait un peu plus loin devant elle, simulant une panne.

Lorsque la victime passait devant lui, il lui sautait dessus, la frappait violemment et la menaçait avant de la violer ou de l'agresser sexuellement. Il repartait ensuite après, parfois, s'être excusé. Le verdict est attendu le 9 octobre.