Essonne : dix ans de prison pour le prédateur sexuel des lacs de Viry-Grigny

(LP) Reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement et violé trois femmes en 2009, 2010 et 2013 aux abords des lacs de Viry et Grigny, Adem a été condamné ce mardi à 10 ans de prison aux assises de l’Essonne.
(LP) Reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement et violé trois femmes en 2009, 2010 et 2013 aux abords des lacs de Viry et Grigny, Adem a été condamné ce mardi à 10 ans de prison aux assises de l’Essonne.  

Adem a eu la parole en dernier, ce mardi, au troisième jour et dernier de son procès aux assises de l'Essonne pour trois agressions de promeneuses et joggueuses au bord des lacs de Viry-Grigny. «Je veux vous présenter une dernière fois mes excuses pour ce que j'ai fait», a-t-il murmuré dans sa langue natale, le turc, avant que ses propos ne soient traduits par une interprète. Quelques minutes plus tard, cet homme de 42 ans en situation irrégulière en France depuis 2008 a été condamné à 10 ans de prison.

Il avait violé et agressé sexuellement trois victimes en 2009, 2010 et 2013. À chaque fois, il avait plaqué les jeunes femmes au sol, les avait caressées et s'était contenté de se frotter à elles.

«Les experts ont noté une altération du discernement, commente son avocat Me Laurent Caruso. Il doit être aidé, soigné, mais ça ne sera pas possible à la prison de Fleury-Mérogis à cause de la barrière de langue puisqu'il ne parle pas français. Et lorsqu'il aura purgé sa peine il sera renvoyé dans son pays et ne sera donc jamais pris en charge. Le mal ne sera donc pas traité.»

Même s'il a refusé d'en parler, Adem aurait été violé durant son enfance par un membre de sa famille. Malgré des études brillantes et l'obtention d'un bac scientifique en Turquie, son père avait décidé que son fils ne continuerait pas ses études. Il l'a envoyé en Allemagne pour un mariage arrangé avec une amie de la famille. Là, il a eu un enfant avant de divorcer et de venir en France, bien qu'il n'ait pas de papiers et ne parle pas le français. «Je n'ai jamais été libre de faire ce que je voulais», a-t-il admis durant les débats.