Couvre-feu : importante opération de contrôle des gendarmes de l’Essonne

Vingt-sept militaires se sont déployés à hauteur de Bondoufle samedi soir sur la départementale 31. Sur 300 véhicules contrôlés, 67 infractions ont été relevées.

 Bondoufle, le 6 février 2021. Grosse opération avec près d’une trentaine de gendarmes postés sur la D 31 à hauteur de Bondoufle de 18 h 30 à 20 heures pour vérifier le respect du couvre-feu.
Bondoufle, le 6 février 2021. Grosse opération avec près d’une trentaine de gendarmes postés sur la D 31 à hauteur de Bondoufle de 18 h 30 à 20 heures pour vérifier le respect du couvre-feu. LP/Cécile Chevallier

Dans la voiture, en plus du conducteur, ils sont trois passagers. Aucun ne possède d'attestation en bonne et due forme. Ce sera donc 135 euros d'amende pour les quatre. Samedi soir, de 18 h 30 à 20 heures, les gendarmes de la compagnie d'Évry ont mené une importante opération de contrôle sur la D 31 à hauteur de Bondoufle. Objectif : vérifier le respect du couvre-feu imposé à 18 heures depuis le 16 janvier.

Pour ne laisser passer aucun contrevenant, les militaires ont déployé les grands moyens : 27 gendarmes étaient mobilisés, dont 11 réservistes. Au début de l'opération, plusieurs points étaient répartis dans les deux sens de la D 31. Mais avec la forte affluence et les embouteillages que cela créait, les gendarmes se sont concentrés sur l'axe où les voitures arrivent de la Francilienne.

En 1 h 30, 300 véhicules ont été contrôlés, et 67 verbalisations ont été dressées pour non-respect du couvre-feu. « Nous avons démarré à 18 h 30 pour laisser le temps aux gens de rentrer chez eux, souligne le capitaine en charge de l'opération. Les magasins sont censés faire passer des messages à leurs clients dès 17 h 45. Mais à 18 h 30, ce n'est pas normal de trouver encore autant de monde sur les routes. »

Dans la voiture des quatre contrevenants, les explications du conducteur n'auront pas suffi. « On va faire de l'essence pour demain car on doit participer à un déménagement », a-t-il tenté, en vain. « C'est peut-être vrai, confie un gendarme. Mais aucun d'entre eux n'a d'attestation. Nous sommes donc contraints de les verbaliser. »

Pas d'amende en revanche pour ces deux autres personnes contrôlées. Le conducteur, qui a été cherché son ami à l'aéroport, a une attestation (papier) de déplacement dans les clous, et son passager présente son billet et son passeport qui prouvent qu'il a atterri quelque temps avant et il a rempli une attestation sur son téléphone. « Rentrez directement chez vous, pas de détour », conseille un gendarme après le contrôle.

« Rentrez directement chez vous, pas de détour »

Jeudi dernier, Gérald Darmanin a indiqué lors de la conférence de presse du gouvernement le renforcement des contrôles. Le ministre de l'Intérieur a également dévoilé l'état des lieux des contrôles effectués depuis l'entrée en vigueur du couvre-feu le 15 décembre (c'était d'abord 20 heures) : près de 177 000 procès-verbaux ont été dressés et les forces de l'ordre ont procédé à 1,9 million de contrôles. Pour rappel, le montant de la première amende est fixé à 135 euros. En cas de récidive, celle-ci peut ensuite passer à 3 750 euros pour trois verbalisations ou plus dans le mois.

En Essonne, les forces de l'ordre sont déployées depuis plusieurs dimanches le long de la N 20 pour les retours de week-end le dimanche après 18 heures. « Il faut prendre ses précautions pour être rentré avant le couvre-feu, et anticiper la possibilité d'être retardé par des bouchons », conseille un gendarme.

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Outre l'opération à Bondoufle, des gendarmes des compagnies de Palaiseau et d'Étampes étaient également mobilisés samedi soir pour contrôler les automobilistes sur d'autres axes routiers de l'Essonne.