Un nouveau bus électrique en démonstration à Orléans

La métropole a reçu le premier des 29 véhicules qu’elle a commandés au constructeur espagnol Irizar. Mais pour la suite de la modernisation du réseau, Orléans renonce au tout électrique et poursuivra avec des véhicules hybrides, moins chers.

 Ce nouveau bus électrique entrera en service le 1er mars, et 28 autres autocars identiques seront livrés en fin d'année.
Ce nouveau bus électrique entrera en service le 1er mars, et 28 autres autocars identiques seront livrés en fin d'année. Orléans Metropole

Stationné devant le siège de la métropole à Orléans, le nouveau bus électrique du réseau orléanais a fière allure. « On dirait un tram », s'amuse le vice-président aux transports, Romain Roy, en faisant la visite du véhicule, le premier d'une commande de 29 autocars 100% électrique passée en 2019.

Produit par le constructeur espagnol Irizar, il entrera en service à partir du 1er mars, et les 28 autres le rejoindront en fin d'année, le tout pour une somme de 20,5 millions d'euros. Entre temps, le dépôt de Saint-Jean-de-Braye, dans l'agglomération, va être adapté, pour installer 29 chargeurs qui permettront de recharger les batteries en moins de six heures, avec 220 km d'autonomie.

Cette livraison devait inaugurer la mutation du réseau vers le tout électrique, une première en France. Mais ce choix a été remis en cause après les municipales de juin dernier et l'arrivée aux commandes de nouveaux élus, Serge Grouard à Orléans et Christophe Chaillou à la métropole. Les raisons de ce revirement? Le coût trop élevé du matériel, et l'arrivée probable de nouvelles solutions techniques dans les années à venir.

Les autocars hybrides seront moins chers

La métropole, qui doit remplacer en urgence une trentaine d'autocars supplémentaires d'ici à la fin de l'année, a décidé, pour cette nouvelle commande, de se tourner vers des autocars hybrides qui sont moins chers. Un investissement de l'ordre de 12 millions d'euros a été inscrit au budget 2021, et le choix du matériel devrait être finalisé très prochainement.

« Nous allons aller vers un mix énergétique, il nous faut concilier économie et écologie, et la priorité, c'est le bon fonctionnement du réseau et l'absence de retard», justifie le patron de la métropole. Actuellement, la flotte de bus compte 170 véhicules, dont 80% doivent être renouvelés d'ici à la fin du mandat, et certains commencent vraiment à dater, puisque les plus anciens ont été mis en service en 1999.