Stade Rennais : une plantation d’arbres sauvage contre l’extension du centre d’entraînement

Des associations opposées au projet d’agrandissement du centre d’entraînement du club aux dépens d’une zone naturelle comptent y planter ce dimanche 300 arbres sans autorisation.

 Le Stade Rennais (ici face à Lille le 24 janvier) à Rennes souhaite agrandir son centre d’entraînement dans le secteur de La Prévalaye.
Le Stade Rennais (ici face à Lille le 24 janvier) à Rennes souhaite agrandir son centre d’entraînement dans le secteur de La Prévalaye. REUTERS/Stéphane Mahe

Pour aller au combat, ils ne sont armés que de bêches. Une centaine de citoyens devaient participer ce dimanche 31 janvier dans l'après-midi à Rennes (Ille-et-Vilaine) à l'opération « Plantation rébellion » à l'appel de huit associations écologistes dont Extinction Rébellion, Attac, la Nature en ville ou Alternatiba ANV-COP21.

Après avoir lancé il y a quelques semaines une pétition, ils planteront 300 arbres de différentes essences sur une parcelle agricole menacée par l'extension du centre d'entraînement du Stade Rennais. A l'étroit sur ses 12 ha, ce dernier aimerait en grignoter d'autres dans le secteur de La Prévalaye, une zone semi-naturelle au cœur de la ville, présentée comme l'un des poumons verts de la capitale bretonne.

Le refus de la bétonisation et du «foot business»

Ce projet d'agrandissement sera officiellement présenté le 2 février au comité de gestion de La Prévalaye, qui regroupe des élus et des représentants du club et des associations. Les opposants dénoncent les « appétits du foot business » et refusent la bétonisation et l'artificialisation de ces terres fertiles.

Ils pointent aussi du doigt le rôle joué par la municipalité. « Rennes métropole abîme nos paysages, dézingue notre biodiversité, met en danger la résilience de notre territoire. Les parcelles qui devaient être dévolues à de nouveaux projets agricoles ont été gelées à cause du Stade Rennais », affirme David Poisot, porte-parole du collectif de sauvegarde de La Prévalaye.

Selon ce dernier, l'extension ne correspond à aucun besoin identifié. Il considère donc la plantation sauvage comme un « acte citoyen et politique assumé ».