«Les hurluberlus au Mont-Blanc, c’est terminé» : le sommet sous protection renforcée

Comme le réclamait le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) Jean-Marc Peillex, un nouvel arrêté préfectoral réglemente strictement les activités sur le toit de l’Europe. L’amende passe de 38 à 1500 euros pour les contrevenants.

 Le nouvel arrêté vise à « privilégier les pratiques qui préservent le capital naturel au profit des générations futures ».
Le nouvel arrêté vise à « privilégier les pratiques qui préservent le capital naturel au profit des générations futures ». LP/Yann Foreix

Grimper avec un rameur sur le dos puis l'abandonner sur les sentiers d'accès au toit de l'Europe, atterrir en avion sous l'arrête sommitale ou se prendre en photo à 4810 m à l'intérieur d'un… jacuzzi. Ces dernières années, ceux que le maire (LREM) de Saint-Gervais (Haute-Savoie) Jean-Marc Peillex appelle les « hurluberlus du Mont-Blanc » s'en sont donné à cœur joie au jeu du « grand n'importe quoi ». Au point qu'Emmanuel Macron avait promis en février la mise en place d'une protection du sommet et de ses principales voies d'accès.

Préserver le « capital naturel »

C'est désormais chose faite : un arrêté vient d'être signé réglementant la fréquentation du site et les activités qui peuvent y être pratiquées. « On pourra y faire du ski et de l'alpinisme, mais les déambulations commerciales et les hurluberlus au Mont-Blanc, c'est terminé, se félicite l'élu savoyard. L'amende passe de 38 euros à 1500 euros pour ceux qui contreviendraient aux règles de l'arrêté. » Usage de certains véhicules, atterrissage d'engins, nouvelles règles en matière de camping et de bivouac… Le texte vise à « privilégier les pratiques qui préservent le capital naturel au profit des générations futures ».

VIDÉO. Halte au grand n'importe quoi au sommet du Mont-Blanc

« Le Mont Blanc est un trésor national qui a trop longtemps subi des comportements irrespectueux et préjudiciables à l'environnement, explique la ministre de l'Ecologie Barbara Pompili. Il méritait une protection digne de ce nom, notamment pour mieux en contrôler l'accès. » « Avec cet arrêté, fruit d' un riche processus de consultation locale, nous protégeons la biodiversité et les activités touristiques gagnent en responsabilité et en pérennité », ajoute la secrétaire d'Etat chargée de la Biodiversité Bérangère Abba.